Les témoins secondaires

Il y eu bien sûr les 4 petites fillettes, mais d’autres personnes ont été des témoins secondaires :

  • Le Chanoine Clovis Ségelle, curé de la Paroisse
  • les religieuses de Jeanne Delanoue
  • les personnes pieuses
  • la famille Aubry

Le Chanoine Clovis Ségelle était le curé de L’Ile-Bouchard en 1947.

L’abbé Clovis Jules Louis SÉGELLE est né le 21 décembre 1874 à Tours, et décédé le 4 août 1970 à Tours.

Il était le fils de Narcisse Ségelle, cordonnier à Tours et de Marie Solange Doré, son épouse. Il est entré au Grand Séminaire de Tours à la rentrée du 2 octobre 1894, ordonné diacre le 27 mai 1899 à la cathédrale de Tours, et prêtre le 9 juin 1900 à la cathédrale de Tours.

Ses premiers ministères

  • Octobre 1900 : professeur au Petit Séminaire :
  • 5 août 1901 : vicaire à Yzeures
  • 21 juin 1902 : vicaire à Saint-Denis d’Amboise

Le curé de l’Ile-Bouchard de 1921 à 1960

Il est nomme curé doyen de Saint-Gilles de l’Ile-Bouchard le 9 décembre 1921 (en remplacement de l’abbé Auguste Gaignard démissionnaire), puis sera aussi nommé curé de Saint-Maurice de l’Ile-Bouchard le 30 décembre 1921.

En 1947, apparitions de la Vierge Marie et de l’Ange Gabriel… Le Père Ségelle assistera aux apparitions à partir du jeudi…

Le 3 octobre 1948, grande célébration en l’honneur de la béatification de Jeanne Delanoue. Procession dans les rues décorées. Présence de Monseigneur Gaillard, des Vicaires généraux et de dizaines de prêtres.

La grande joie du Chanoine Ségelle est d’accueillir les pèlerins qui viennent nombreux depuis 1947. Quelle émotion il éprouve quand il raconte les faits !

Le mercredi 23 Août 1960, Monsieur le Chanoine Ségelle quitte L’Ile-Bouchard, avec une généreuse acceptation de sacrifice qui lui est demandée par Monseigneur Ferrand.

– chanoine honoraire nommé le 9 novembre 1934 ; installé le 15 novembre 1934 ; puis chanoine titulaire nommé le 16 septembre 1960

De 1922 à 1960, Monsieur le Chanoine Ségelle fêtera à L’Ile-Bouchard :1950-carte-noces-or-segelle-r

  • en 1925, ses Noces d’Argent ;
  • en 1950, ses Noces d’Or ;
  • en 1960, ses Noces de Diamant
  • Et il reviendra en Juin 1970 fêter ses 70 ans de Sacerdoce – Noces de Platine – à L’Ile-Bouchard. Ce sera son dernier pèlerinage à Notre-Dame de la Prière. Dans cette petite nef romane, il dira à Marie : « Je ne vous reverrai plus ici, mais là-haut« .

Il meurt le 4 Août 1970.

Extrait du Testament Spirituel du Chanoine Clovis SEGELLE

Que l’on me fasse la charité de prier pour moi, quand j’aurai quitté cette terre.

Je suis né dans la foi de l’Église catholique. J’ai professé cette foi toute ma vie et je déclare vouloir vivre et mourir dans cette même foi et intégralement, sans en excepter un iota.

Seigneur, je suis impuissant à vous rendre grâces pour tant de bienfaits reçus… Prêtre ! Pourquoi moi?… J’aimais bien mon ministère, à Amboise, près de vingt ans, à L’Ile-Bouchard, près de trente neuf ans. Magnificat !

Je renouvelle le don total de ma vie – je m’abandonne absolument – à Notre-Seigneur par la Très Sainte Vierge.

La Sainte Vierge, j’aimais à la prier, à parler d’Elle. Elle ne m’a jamais manqué.
Appelez à vous, Seigneur, beaucoup de jeunes. Si je le pouvais, je leur crierais: « On ne se repent jamais d’être Prêtre ».

Sa grande guerre

Crucifix du Chanoine Segelle WWI

Classe 1894

Du début de la guerre au 6 janvier 1915, il est infirmier au Train sanitaire N°4, de la 9° Section. Il est ensuite affecté le 6 janvier 1915 à la 34° Division d’Infanterie au dépôt de Troyes, jusqu’au 25 janvier; puis du 25 janvier au 25 mars, Brancardier de Corps à la 34° Division. Enfin, du 25 mars 1915 au 2 février 1919, Infirmier faisant fonction d’Aumônier au 232° d’Artillerie de Campagne.

Citation à l’Ordre du Corps d’Armée : « Le mardi 27 juillet 1915, lors du Bombardement de St Nicolas a travaillé jusqu’au soir avec le plus grand dévouement, à dégager des fantassins enfouis sous les décombres d’une maison effondrée, jusqu’à ce que sept hommes enfouis fussent dégagés, donnant sous le bombardement qui continuait un bel exemple de courage »

Citation à l’Ordre du Régiment :  » De classe ancienne, a donné en toutes circonstances l’exemple réconfortant d’un courage plein d’entrain, remplissant ses fonctions sous les plus violents bombardements, et se prodiguant pour aider ses officiers à maintenir le moral de son groupe par son tact et son dévouement. «

M. l’abbé Clovis Ségelle, vicaire à Amboise et aumônier au 23e d’artillerie, a été décoré de la croix de guerre pour s’être porté, sous un bombardement des plus intenses, au secours de sept soldats écrasés par la chute d’un mur, et avoir accompli héroïquement son ministère sous le feu de l’ennemi. (La Semaine religieuse du diocèse de Tours, n° 29, vendredi 29 octobre 1915)

M. l’abbé Clovis Ségelle (vicaire à Amboise), aumônier au 23ème R. A. C, déjà cité en octobre 1915, a mérité cette nouvelle citation :  » De classe ancienne, a donné en toutes circonstances l’exemple réconfortant d’un courage plein d’entrain, remplissant ses fonctions sous les plus violents bombardements, et se prodiguant pour aider ses officiers à maintenir le moral de son groupe par son tact et son dévouement.  » (La Semaine religieuse du diocèse de Tours, n° 11, vendredi 14 mars 1919)

La tombe du Chanoine Ségelle est dans le cimetière st Gilles de L’Ile-Bouchard.

Elle a été restaurée le 19 mars 2017 par des paroissiens pour les 70 ans du pèlerinage !

19 mars 2017 Nettoyage tombe du Chanoine Ségelle

Les religieuses de Jeanne Delanoue font parties des témoins secondaires des événements de décembre 1947. Sœur Saint-Léon (Sœur Léon de la Croix) était la directrice de l’école des 4 fillettes et responsable de la grande classe ; Sœur Marie de l’Enfant-Jésus s’occupait de la petite classe.

Sœur Saint Léon

Son curriculum vitae

Marie-Thérèse GABORY est née à Chemillé (Maine-et-Loire) le 17 février 1893. Elle entre le 6 octobre 1911 dans la congrégation qui s’appelait alors « Sœurs de Sainte-Anne de la Providence de Saumur » (maintenant Sœurs de Jeanne Delanoue), à la Maison-Mère de Saint-Hilaire Saint-Florent, près de Saumur. Elle reçoit le nom de Sœur Léon de la Croix, mais on l’appelle couramment Sœur  Saint-Léon.

A l’époque, nous sommes peu de temps après les lois de séparations de l’Église et de l’État ; les religieuses ne portent pas d’habit religieux et se font appeler « Mademoiselle ». C’est ainsi que Sr Saint-Léon est pour ses élèves « Mademoiselle Gaborit ». Ce n’est que lorsque Pétain accède au pouvoir en 1940, que les religieuses peuvent reprendre leur costume. Mais la coiffe compliquée n’est pas adaptée au monde qui évolue et, dans les années 1950, les sœurs adoptent un voile plus simple.

Sr Saint-Léon est décédée à la Maison-Mère le 10 septembre 1962, après avoir été au service des enfants dans différentes écoles et pensionnats tenus par la congrégation.

« Mademoiselle Gaborit » (assise à côté de l’Abbé Ségelle) avec les élèves qu’elle présente au certificat d’étude (1935)

Ses lieux de missions

  • 1912-1914 : Saumur (Fenêt)
  • 1914-1920 : Saumur (Nantilly)
  • 1920-1927 : Saumur (Saint-Nicolas)
  • 1927-1930 : Neuvy-Bouin (Deux-Sèvres)
  • 1930-1934 : Segré
  • 1934-1960 : Directrice à L’Ile-Bouchard
  • Avril à août 1961 : École Saint-Nicolas
  • Août 1961 à sa mort : Maison-Mère

Son caractère

Sœur Saint-Léon a une forte personnalité, un caractère enjoué et dynamique. Elle est active à la besogne et d’une grande conscience professionnelle. D’une foi profonde et d’un grand amour de la Vierge Marie, elle garde cependant les pieds sur terre. « Tempérament tout d’une pièce, a-t-on dit d’elle, n’envoyant pas dire par d’autres ce qu’elle pensait elle-même. » Ses répliques à l’occasion des événements de L’Ile-Bouchard en sont une illustration !

Sœur Saint-Léon et L’Ile-Bouchard

Sœur Saint Léon, Jacqueline, Nicole et Jeannette dans la cour du presbytère, le jour de la fête de Saint Gilles

Les événements de 1947 ont profondément marqué Sr Saint-Léon, et son départ de l’Ile-Bouchard en 1960 lui a été très pénible.

Le 8 décembre 1947, elle a mis son zèle habituel à préparer la fête de l’Immaculée Conception. C’est alors que quatre élèves de l’école déclarent avoir vu « une belle dame dans l’église ». On sait qu’après quelques instants de scepticisme, la directrice de l’école a la conviction que ses petites élèves ont réellement bénéficié d’une visite de la Vierge Marie. Elle prend à cœur de les soutenir. Elle est d’une aide active et fidèle auprès du Chanoine Ségelle, lorsqu’il doit faire face à une abondante correspondance après ces événements.

La proximité de la Vierge Marie a contribué à adoucir le caractère de notre religieuse. C’est ce que Sœur Marie de l’Enfant Jésus a constaté, elle qui, toute jeune encore, craignait le fort tempérament de sa consœur. Le soir du 8 décembre 1947, les trois sœurs de Jeanne Delanoue de L’Ile-Bouchard se retrouvent, selon la coutume de la congrégation, pour se consacrer à la Vierge. Ce soir-là, elles le font avec une ferveur plus intense et une communion fraternelle plus sensible. Sœur Marie de l’Enfant-Jésus témoigne que les relations entre elles en sont transformées.

Le Chanoine Ségelle et Sœur Saint Léon, devant l’église

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