Les reliques de Louis et Zélie Martin

L’église Saint-Gilles a la grâce de posséder depuis le 15 août 2011 les reliques des saints Louis et Zélie Martin, parents de Ste Thérèse, premier couple canonisé dans l’histoire de l’Eglise. De nombreux pèlerins viennent leur confier leur famille.

Le 15 août 2011, ont été bénites à Saint-Gilles, des reliques de Louis Martin (1823 – †1894), horloger, et son épouse Zélie Guérin (1831 – †1877) dentellière, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008 à Lisieux, pour l’exemplarité de leur vie de couple, puis canonisés par le Pape François, le 18 octobre 2015 lors du Synode sur la Famille. Fêtés le 12 juillet, anniversaire de leur mariage, ils ont été parents de neuf enfants dont sainte Thérèse de Lisieux : « Le Bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre »

Pour en savoir plus : www.louiszeliemartin-alencon.com (Sanctuaire d’Alençon en l’honneur de Louis et Zélie Martin)

La statue des époux Martin, financée grâce à des dons, est une création pour l’Ile-Bouchard, du sculpteur autrichien, Robert Hautz.

La sainteté des époux Martin

Il y a environ deux cents ans, naissaient Louis MARTIN et Zélie GUERIN, les merveilleux parents de Ste Thérèse de Lisieux, qui les disait « plus dignes du ciel que de la terre », et que l’Eglise vient de déclarer Bienheureux, en couple !

Pourtant, jeunes adultes, ils ne désiraient pas se marier. Louis comme Zélie voulaient vivre un célibat consacré. Ils s’en verront étrangement refuser l’accès. Y voyant en cela la volonté de Dieu, chacun va choisir un métier : l’horlogerie pour Louis et la dentelle pour Zélie. Elle y excellera et sera même à la tête d’une petite entreprise dont Louis deviendra le chargé de clientèle. Ils vivront tous deux une quarantaine d’années à Alençon, dont une vingtaine d’années de mariage.

Leur rencontre se fera avec l’aide de l’Esprit saint sur un pont d’Alençon. Ils se marient trois mois plus tard.

Leur vie conjugale va fructifier par la naissance de neuf enfants. Entre 1860 et 1873, sept filles et deux garçons vont naître au foyer MARTIN. Joie et peine mêlées puisque leurs deux garçons et deux filles mourront très jeunes.

Resteront à la maison cinq filles : Marie, Pauline, Léonie, Céline et Thérèse.

A Alençon, Louis et Zélie vont vivre une des périodes les plus actives de leur vie, alliant activité professionnelle, éducation attentive des enfants, vie paroissiale et spirituelle fidèle, sans oublier l’attention constante aux proches et aux pauvres qu’ils côtoient. Deux mots semblent définir leur vie : simplicité et fidélité. Simplicité dans l’apparence, dans la relation aux autres, dans la relation l’un envers l’autre, et auprès de leurs enfants. Fidélité dans tous leurs engagements de couple, spirituels, professionnels, familiaux.

Jusqu’en 1877, année de sa mort, Zélie va déployer une énergie joyeuse, une foi et une espérance à toute épreuve, acceptant en tout la volonté de Dieu. Si l’éducation de ses enfants fait sa joie et sa fierté, elle n’est pas exempte de difficultés, surtout avec Léonie, enfant difficile et plus lente à comprendre les choses. Les nombreux deuils seront à chaque fois un déchirement mais toujours, en union avec Louis, un tremplin pour se rapprocher du ciel. Après la mort de Zélie d’un cancer du sein à 45 ans, toute la famille déménage à Lisieux.

Louis abandonne son travail pour se consacrer entièrement à ses filles et à Dieu, alliant autorité paternelle à une tendresse presque maternelle. C’est à Lui que Dieu demandera le sacrifice de chacune des cinq filles qui l’une après l’autre partira au couvent. Seule Céline ajournant son entrée au Carmel de Lisieux restera jusqu’à la fin auprès de son père. Après le don de ses enfants, Louis s’offrira lui-même à Dieu lors d’un pèlerinage à Alençon. Peu de temps après cette prière d’offrande, la maladie qui lui sera fatale gagnera son cerveau et sa raison au point que l’on devra l’interner à l’hôpital psychiatrique de Caen. Il y restera trois ans, puis pourra revenir chez son beau-frère à Lisieux. Il mourra deux ans plus tard, à 70 ans, en montrant toujours une grande douceur, un grand amour de Dieu et dans ses périodes de lucidité l’acceptation héroïque de sa maladie.

Quel est le sens de leurs reliques à St Gilles ?

Ce n’est pas un hasard si les époux Martin sont présents maintenant, par leurs reliques et une statue, à l’Ile Bouchard. Il existe de nombreux liens entre eux et ce lieu :

Le reliquaire enchâssé dans une plaque de verre.

En premier, nous citerons le lien avec la petite Thérèse ; car il est intéressant de se rappeler que les petites filles de l’Ile Bouchard, en ce 8 décembre 1947, ont d’abord dit un Ave Maria devant la statue de Ste Thérèse avant d’aller prier devant ND des Victoires.

Et puis, ND des victoires ! C’est devant l’autel où trône la statue de ND des Victoires qu’apparaît La Vierge Marie à l’Ile Bouchard. Or Louis et Zélie ont tous deux une grande dévotion à ND des Victoires.

Pendant l’étrange maladie de Thérèse qui dura de mars à mai 1883, Louis fait dire une neuvaine de messes à ND des Victoires pour sa guérison.

Zélie elle-même écrira à son frère Isidore, encore célibataire et séduit par les mirages de la capitale où il fait ses études : « Tu habites tout près de ND des Victoires. Eh bien, entres-y seulement une fois par jour pour dire un Ave Maria à la Ste Vierge. Tu verras qu’elle te protègera d’une manière toute spéciale…Ce n’est pas de ma part une piété exagérée et sans fondement. J’ai sujet d’avoir confiance en la Ste Vierge. J’ai reçu d’elle des faveurs que moi seule connais. »

Et il y a aussi une similitude dans l’intervention de Marie dans les affaires politiques de la France :

C’est au moment exact d’un vœu à ND des Victoires pour la fin de la guerre le 17 janvier 1871, qu’apparaît, le même jour, La Vierge Marie, à Pontmain, à des enfants auxquels elle promet « mon fils se laisse toucher ». Douze jours plus tard, exactement à la fin du voeu à ND des Victoires, est signé l’armistice tant attendu.

Le bloc de bois prêt à être sculpté.

Et ce dénouement inattendu, tant l’avance des Prussiens était irrépressible, fait penser à cette prière des enfants de l’Ile Bouchard lorsque la France, en grand danger, est sauvée de façon inattendue grâce à la prière d’autres enfants.

Enfin cette parole « je donnerai du bonheur dans les familles » qui fait écho à ce qu’écrivait Louis à la fin de sa vie : « Je suis pressé de remercier et de vous faire remercier le bon Dieu, car je le sens, notre famille, quoique très humble, a l’honneur d’être au nombre des privilégiées de notre adorable créateur.»

Et vous savez que Thérèse sera guérie en un instant par le si merveilleux sourire de cette statue de Notre Dame qui s’anime. « Un sourire doux comme celui d’un enfant », diront les petites voyantes de l’Ile Bouchard ».

Ainsi n’oublions pas d’aller nous recueillir devant la statue de Louis et Zélie Martin ; et demandons leur, en cette période où la famille est en grand danger, d’intercéder auprès de Marie pour toutes les familles de France.

Pascal et Marie-Odile Dumont – Tours

La prière aux époux Martin, créée spécialement pour l’Ile-Bouchard

En téléchargement ICI, en PDF.

PRIONS.

LOUIS ET ZÉLIE,

NOUS VENONS AUJOURD’HUI AUPRÈS DE VOUS, COMME LE FAISAIENT VOS ENFANTS, POUR NOUS LAISSER ENSEIGNER PAR VOTRE AMOUR DU « BON DIEU » EN TOUTES CIRCONSTANCES, VOTRE CONFIANCE EN L’EGLISE ET VOTRE GRANDE CHARITÉ ENVERS TOUS.

NOUS VOUS RECOMMANDONS EN PARTICULIER NOTRE COUPLE ET NOTRE FAMILLE. APPRENEZ-NOUS À NOUS AIMER TOUS LES DEUX FIDÈLEMENT ET PROFONDÉMENT.

AIDEZ-NOUS À ÉLEVER CHACUN DE NOS ENFANTS AVEC TENDRESSE, SAGESSE ET PATIENCE AFIN QU’ILS VIVENT EN CHRÉTIENS ET RÉPONDENT À LEUR VOCATION PERSONNELLE.

FORTIFIEZ-NOUS POUR QUE NOUS ACCOMPLISSIONS NOTRE TRAVAIL PROFESSIONNEL SELON LES VALEURS ET LES EXIGENCES DE L’EVANGILE.

INTERCÉDEZ POUR NOUS, AFIN QU’À VOTRE EXEMPLE, NOUS RESTIONS TOUJOURS UNIS À TRAVERS LES JOIES ET LES ÉPREUVES DE LA VIE ET QUE NOUS GRANDISSIONS CHAQUE JOUR DANS LA FOI ET LA CONFIANCE EN DIEU.

GARDEZ-NOUS DANS L’ESPÉRANCE DU CIEL QUI NE VOUS A JAMAIS QUITTÉS.

LOUIS ET ZÉLIE, PRIEZ POUR NOUS ! AMEN.

Pour aller plus loin :

La statue vue par un photographe canadien

Conférence sur Louis et Zélie Martin

Bénédiction de la statue reliquaire en 2013

Les Saints de L’Ile-Bouchard

Travaux du clocher

Le mercredi 15 mai dernier, vers 8 heures, est arrivée une grue spéciale de Tours. Des 9h30, le clocher d'un seul tenant...