Les liens avec Sainte Thérèse

Entrant dans l’église saint-Gilles, le 8 décembre 1947, les fillettes font un arrêt devant la statue de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, car c’était l’année des 50 ans de sa mort. D’autres liens ont depuis été mis à jour.

L’église Saint-Gilles a la grâce de posséder depuis le 15 août 2011 les reliques des saints Louis et Zélie Martin, parents de Ste Thérèse. Les liens entre d’une part le diocèse de Tours et L’Ile-Bouchard, d’autre part Thérèse de l’Enfant-Jésus et sa famille, ne datent pas d’aujourd’hui, ni même des événements de 1947 ! On peut en relever quatre principaux, en plus des reliques de ses saints parents.

1. La Sainte Face
Léon Papin-Dupont

C’est à partir du carmel de Tours que s’est propagée au XIXe siècle la dévotion à la Sainte Face de Jésus. En effet une carmélite, Sœur Marie de Saint-Pierre, avait eu des révélations du Christ à ce sujet. Un courant de dévotion a été initié par un laïc qui fréquentait le Carmel, Léon Papin-Dupont, dit « le saint homme de Tours » (1797-1876). Il place dans son salon une image de la Sainte-Face, offerte par les carmélites, devant laquelle une lampe à huile brûle en permanence. De nombreux miracles se produisent par l’application de cette huile sur des malades. L’image est reproduite à des milliers d’exemplaires et diffusée partout. M. Dupont lance l’archiconfrérie de la Sainte-Face, érigée canoniquement en 1885 par Léon XIII. Dès le 19 mars suivant, les Guérin (le frère et la belle-sœur de Zélie Martin) s’inscrivent à l’archiconfrérie ; et le 26 avril 1885, Monsieur Louis Martin, Marie, Léonie, Céline et Thérèse accomplissent la même démarche. Thérèse a alors 12 ans. Désormais l’image de la Sainte Face de Tours l’accompagnera partout et elle en ajoutera le vocable à son nom de religieuse : Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face.

2. Notre-Dame des Victoires

On sait combien Louis et Zélie Martin étaient fervents de Notre-Dame des Victoires ; leur correspondance en témoigne.

Un bel article du site internet de ND des Victoire le précise.

Lors de ses déplacements à Paris, Louis ne manquait pas de passer dans ce sanctuaire parisien et y entraînait ses filles : Thérèse reçut de grandes grâces en priant dans l’église Notre-Dame des Victoires. C’est sous ce vocable que la famille Martin fit une neuvaine à la Vierge Marie qui obtint la guérison de Thérèse, gravement malade à l’âge de 10 ans.

Autel de la Ste Vierge dans l’église Saint-Gilles avant 1947, avec la statue de Notre-Dame des Victoires

Or la paroisse de l’Ile-Bouchard est inscrite depuis le 27 janvier 1841 à la confrérie de Notre-Dame des Victoires. Une statue représentant la Vierge Marie sous ce vocable a été érigée en 1888 à l’un des autels latéraux de l’église paroissiale Saint-Gilles, et c’est devant cet autel que quatre petites filles ont vu, en décembre 1947, « une belle dame et un ange ». En 1950, la statue de Notre-Dame des Victoires a été déplacée mais son emplacement précédent est rappelé sous la forme d’un bas-relief.

3. Le 50eanniversaire de la mort de Thérèse
Statue de Ste Thérèse dans l’Eglise Saint-Gilles

L’année 1947, où eurent lieu les évènements de l’Ile-Bouchard, coïncidait avec le 50e anniversaire de la mort de Thérèse de l’Enfant-Jésus. Le diocèse avait célébré l’événement en accueillant les reliques de la sainte, et dans la paroisse de l’Ile-Bouchard, le curé Ségelle en avait abondamment parlé à ses paroissiens. C’est ainsi que, le 8 décembre 1947, Jacqueline Aubry, sa sœur Jeannette et sa cousine Nicole Robin, en entrant dans l’église Saint-Gilles pour réciter leur chapelet, se sont d’abord arrêtées prier devant la statue de sainte Thérèse. Tout de suite après elles avancent dans l’église en disant leur « je vous salue Marie » commence alors la première visite de la « Belle Dame », comme si Thérèse les avait conduites à la Vierge Marie…

4. L’abbé Souillet à Lisieux
L’Abbé Souillet

Deux jours après la fin des événements de l’Ile-Bouchard, le 16 décembre 1947, un prêtre du diocèse d’Angers venait sur place s’informer des faits dont il avait entendu parler. Cet abbé Henri Souillet (1899-1951), curé du petit village de Milly, était un scientifique renommé qui, d’autre part, s’intéressait aux phénomènes mystiques. Il correspondait à cette époque avec le père Maes, rédemptoriste belge qui avait participé à l’expertise des apparitions de Beauraing. L’abbé Souillet effectua une enquête minutieuse sur les événements de l’Ile-Bouchard et rédigea le premier rapport scientifique sur les faits. Peu avant la fin de son travail, il se rendit à Lisieux dans l’intention de confier la cause de l’Ile-Bouchard au Carmel.

Il relata son voyage dans une lettre au père Maes le 21 mai 1948.

(NDLR : prenez le temps de lire cette lettre, elle vaut le coup !)

Une fois son rapport sur l’Ile-Bouchard terminé, l’abbé Souillet en fit parvenir un exemplaire au Carmel de Lisieux avec la dédicace suivante :

A la Révérence Mère Agnès de Jésus

A Sœur Geneviève de la Sainte Face,

l’auteur reconnaissant offre ce modeste travail

Puisse-t-il être un rayon de soleil dans leur exil d’ici-bas.

H. Souillet +

Si la Vierge Marie semble avoir une prédilection pour la paroisse de L’Ile-Bouchard, on pourrait en dire autant de Ste Thérèse et de ses parents ! Les nombreuses familles qui viennent prier devant Notre-Dame de la Prière pourront aussi trouver là un modèle de famille chrétienne qui a enfanté des vocations pour l’Église.

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