Actualités du Sanctuaire Marial de l'Ile-Bouchard

Histoire de L’Accueil Notre-Dame

L’Accueil Notre-Dame est un très ancien bâtiment. Sans doute relais de poste, il fut ensuite un garage avec l’appartement des garagistes. Auparavant, cet appartement fut un hôtel, puis simplement un café, avec un jeu de boule de fort dans le jardin.

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Du garage au Logis Notre-Dame

En 1991, M. Dubois, garagiste, cesse son activité. Il n’y a pas de repreneur, il pense donc vendre son bâtiment : garage, bureau, salle d’exposition, habitation particulière. Les amis de Notre-Dame de la prière se disent qu’il faudrait acheter ces bâtiments, pour accueillir et loger les pèlerins. Si près de l’église c’est un bel emplacement. Crainte de voir n’importe qui, n’importe quoi s’installer là.

Comment faire ? Ils n’ont pas l’argent. La Paroisse ? A l’époque, pas question d’en parler. Ils prient pour un miracle…

Au mois de juin 1991, Jacqueline Aubry doit aller à la Chaise-Dieu, où la Communauté Saint-Jean lui a demandé de donner son témoignage. Monique Cattier, amie de Jacqueline et oblate de la Communauté Saint-Jean, arrive à L’Ile-Bouchard la veille du départ et dit à Jacqueline : « Je vous accompagne. » Pourquoi pas ? Monique est une célibataire de 40 ans, intelligente et dynamique. Elle œuvre en Afrique à P… avec la Communauté Saint-Jean. Une idée germe : demander à Monique d’acheter ce garage. Elle se récrie aussitôt : « Ce n’est pas possible, j’ai déjà P…, le puits est creusé et je crée des ateliers de tissage pour les femmes, je n’ai plus d’argent ! » Bon. Le soir, ils en reparlent. Monique, qui aime beaucoup Notre-Dame de la Prière, dit : « C’est intéressant, mais que le Ciel me donne un signe. » Nous prions, nous réfléchissons. Le lendemain matin, une autre amie de Jacqueline donne un papier à Monique : « Bon de 10.000 francs pour l’achat du garage. » Monique est remuée et après un moment de réflexion dit : « Je téléphone à ce monsieur. » M. Dubois est un peu interdit car son garage n’est pas encore officiellement à vendre… Rendez-vous est pris, et voilà, le garage st pour les pèlerins !

Il sera acheté le 8 septembre 1991 par l’Association parisienne «L’Ile-Bouchard» en vue d’y accueillir son pèlerinage du dimanche suivant le 8 décembre.

Marc Charpy, un général depuis peu à la retraite et habitant alors entre Paris et une maison à La-Tour-St-Gelin, à quelques kilomètres de L’Ile-Bouchard, devint le représentant de l’Association sur place et fut chargé avec son épouse de l’entretien et de l’accueil des pèlerins.

Les premiers travaux furent lancés : un dizaine de toilette en 1994, restauration de la façade en 1995, chauffage de la grande salle avec un aérotherme en 1992 puis des ventilo-convecteurs en 2003, salle dite des 50, appartement et chambres à l’étage.

 

L’accueil se développa, d’abord pour des groupes, puis à partir de 1994, avec l’aide du couple Vieillard, avec la création d’un accueil dominical disposant d’un point de vente de la librairie (jusqu’à l’ouverture de la Librairie Notre-Dame en 2002).

Cet accueil se limitait au pique-nique avec parfois le témoignage de Jacqueline Aubry.

Pour le 8 décembre eurent lieu assez tôt des essais de retransmission télévisée depuis l’église avec de simples postes de télévision peu performants.

L’arrivée du père Pierre Afonso comme administrateur en 1998, puis curé, féru de technique, permit la mise en place de moyens audiovisuels modernes sur grand écran.

L’Accueil Notre-Dame

L’association ne put entreprendre les travaux nécessaires pour la réfection de la grande salle. Or elle se dégradait, avec ses tôles disjointes, glacière l’hiver (sans isolation, la température montait au maximum à 14°) et fournaise l’été (32 à 35°). Il pleuvait à certains endroits.

Alerté dès mai 2001; l’association se résolu à vendre son bien à l’Association Diocésaine de Tours en 2005, avec l’accord de Monseigneur André Vingt-Trois, alors Archevêque de Tours.

Il devenait urgent d’entreprendre la rénovation de la grande salle. En mars 2006, un architecte de Tours présenta au curé les esquisses d’un projet de rénovation; avec plusieurs options. Ce fut l’option

raisonnable qui prévalue : réutiliser les murs existants et garder la grange pour l’aménager plus tard. Le projet pris du retard et ne put être entamé en décembre 2009 que par le père Yves-Marie Couët, nouveau curé de L’Ile-Bouchard.

La nouvelle salle, fonctionnelle, fut bénite le 29 novembre 2010. Son succès est immédiat, le nombre de groupe repart à la hausse !

Dans la foulée, le couloir d’accès, boyau moche et lugubre devient un bel espace pour des expositions, et pour le 8 décembre, un agrandissement de la Salle Notre-Dame.

 

Une nouvelle tranche de travaux fut entreprise par son successeur, le père Xavier Malle : la chapelle d’Adoration avec ses vitraux scouts, et son extension pour les confessionnaux.

Il restera encore bien des travaux : l’ancien jeu de boule de fort à restaurer pour en faire l’abri pique-nique, une nouvelle kitchenette, l’étage…