Une école de prière avec Notre Dame de la Prière
Comment
notre prière est exaucée ?
(Cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2735-2741)
La confiance se prouve
dans l’épreuve (cf. Rm 5,3-5). La difficulté concerne la prière de
demande, pour soi ou pour les autres. Certains cessent même de prier parce
que, pensent-ils, leur demande n'est pas exaucée.
Ici deux questions se
posent :
1) Comment notre prière
est-elle exaucée, "efficace"?
2) Quelles questions
pouvons-nous poser si notre demande n'a pas été exaucée ?
1) Comment notre
prière est-elle efficace ?
a) Prier avec confiance :
La foi s'appuie sur
l'action de Dieu dans l'histoire. La confiance filiale est suscitée par son
action pour nous sauver : la Passion et la Résurrection de son Fils. Comme le
Père nous a donné son Fils, alors rien n’est trop grand qu’il ne puisse nous
donner.
Chez Saint Paul, cette
confiance est audacieuse (cf. Rm 10,12-13). N’hésitons pas à demander beaucoup !
Les exemples de prières
exaucées, même pour des choses matérielles, sont immensément nombreux ! Ils montrent l’action de Dieu constante
dans notre vie.
b) Jésus prie en nous et avec nous :
La prière de Jésus fait
de la prière chrétienne une demande efficace. Il en est le modèle, Il prie en
nous et avec nous.
Toutes nos demandes ont
été recueillies une fois pour toutes dans son Cri sur la Croix et exaucées par
le Père dans sa Résurrection et c'est pourquoi il ne cesse d'intercéder pour
nous auprès du Père (cf. He 5,7 7,25 9,24).
Mais puisque le cœur du
Fils ne cherche que ce qui plaît au Père, comment notre cœur s'attacherait-il à
ce qu’il demande, plutôt qu'au Donateur ?
c) Demander l’Esprit-Saint :
Si
notre prière est résolument unie à celle de Jésus, dans la confiance et
l'audace filiale, nous obtenons tout ce que nous demandons en son Nom, et en plus
de ceci ou cela: nous recevons l'Esprit-Saint
lui-même, qui contient tous les dons (amour, paix, joie, humilité, confiance,
maitrise de soi….).
La transformation du
cœur qui prie est la première réponse à notre demande.
2) Quelles questions pouvons-nous poser si notre demande n'a
pas été exaucée ?
a) Demandons-nous à Dieu ce qui est le meilleur pour nous ?
Sommes-nous convaincus
que "nous ne savons pas que demander pour prier comme il faut" (Rm
8,26) ? Et que nous avons besoin de demander l’aide de l’Esprit-Saint ?
Or il faut prier avec son Esprit Saint, pour pouvoir connaître en vérité le
désir du Père (cf. Rm 8,27).
b) Voulons-nous nous convertir ?
"Vous ne possédez
pas parce que vous ne demandez pas. Vous demandez et ne recevez pas parce que
vous demandez mal, afin de dépenser pour vos passions" (Jc 4,2-3 et
cf. tout le contexte Jc 4,1-10 1,5-8 5,16). Si nous demandons avec un cœur
mauvais (Jc 4,4), Dieu ne peut nous exaucer, car Il veut notre bien,
notre vie.
c) Dieu désire que nous
grandissions dans la confiance :
Ne t'afflige pas si tu
ne reçois pas immédiatement de Dieu ce que tu lui demandes ; c'est qu'Il veut te
faire plus de bien encore par ta persévérance à demeurer avec lui dans la
prière (cf. Evagre, or. 34).
d) Quelle est donc l'image de Dieu qui motive notre prière ?
Dieu serait un moyen à utiliser ou le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ?
Une constatation devrait
d'abord nous étonner. Quand nous louons Dieu ou lui rendons grâces pour ses
bienfaits en général, nous ne sommes guère inquiets de savoir si notre prière
lui est agréable. Par contre, nous exigeons de voir le résultat de notre
demande.
3)
Message de l’Ile-Bouchard
a) La France va connaître la paix sociale après
la prière des enfants
La
Belle Dame parle :
- Dites aux
petits enfants de prier pour la France... (courte pause),
car elle en a grand besoin.
b) La
Vierge Marie donne ce qui est le mieux pour nous, la foule par Jacqueline
demandait :
Madame,
voulez-vous bien faire un miracle pour que tout le monde croie ?
- Je ne suis
pas venue ici pour faire des miracles mais pour vous demander de prier pour la
France. Mais demain vous y verrez clair et vous ne porterez plus de lunettes.
- Madame,
voulez-vous bien guérir ceux qui ont des maladies nerveuses et des rhumatismes ?
- Je
donnerai du bonheur dans les familles...
Jacqueline
en faveur d'une jeune fille paralysée :
- Madame,
voulez-vous guérir cette jeune fille ?
- Si je ne
la guéris pas ici, je la guérirai ailleurs.
- Oh!
Madame, voulez-vous guérir une personne très pieuse ?
- Je ne suis
pas venue ici pour faire des miracles mais pour que vous priiez pour la France.
Comment
prier ?
(Ces informations sont à
compléter avec les fiches : prière silencieuse, adoration et chapelet et
celle sur les difficultés que nous pouvons rencontrer dans la prière)
A)
Des repères
1) La prière est un don
de Dieu
Tous le monde peut prier,
quelque soit son état moral ou de santé, et quelque soit son péché : cela
est d’autant plus nécessaire que les obstacles paraissent importants.
Nous pouvons prier avec
nos mots, Dieu connaît même nos pensées. Cela peut être très rapide mais il est
nécessaire d’avoir aussi une prière qui dure quelques temps.
Demander à l’Esprit-Saint, qui est une Personne Divine comme Jésus et le
Père (en un seul Dieu), de venir en nous pour nous aider à prier.
« Viens, Esprit
Saint, emplis les cœurs de tes fidèles, et allume en eux le feu de ton amour »
(cf. la Séquence de Pentecôte).
2)
Vouloir prier
« La prière ne se réduit
pas au jaillissement spontané d'une impulsion intérieure : pour prier, il faut
le vouloir. » (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique
n°2650)
3) Il y a trois types principaux de prière qui demandent tous le
recueillement du cœur
La
prière vocale : nous prions avec les paroles prononcées à voix haute ou
basse, à l'exemple du Christ priant son Père et enseignant le "Notre
Père" à ses disciples.
La
méditation : nous réfléchissons à une parole de la Bible, une vérité de la
Foi et nous la mettons en rapport avec notre vie. (Par exemple dans le deuil,
nous pouvons méditer sur la Résurrection). Et nous nous adressons à Dieu pour
lui parler de cela.
L'oraison
est l'expression simple du mystère de la prière. Elle est un regard de foi fixé
sur Jésus, une écoute de la Parole de Dieu, un silencieux amour. Nous restons
en silence et comme Dieu connaît nos pensées, nous pouvons nous adresser à Lui (cf. fiche sur la prière silencieuse).
4) Un exemple de
déroulement de la prière
Nous nous mettons en présence
de Dieu, Il est là et nous en prenons conscience.
Nous faisons un signe de
Croix lent, comme la Vierge Marie l’a fait apprendre à l’Ile-Bouchard, le 9
décembre 1947. Et nous pouvons commencer à genoux au début.
Nous Lui demandons
pardon pour nos péchés et nous le remercions pour tout ce qu’Il nous donne.
Nous restons en silence
(nous pouvons lire un passage de la Bible, Lui dire que nous l’aimons, que nous
avons confiance en Lui…). Parfois nous ne disons rien, mais nous sommes là avec
Lui.
Nous le prions pour nos
intentions mais aussi pour ceux qui ont besoin de la prière dans le monde.
Puis nous nous confions
à Dieu (par exemple avec le « Notre Père ») et à la Sainte Vierge
(avec un « Je vous salue Marie »).
B) Caractéristiques de la prière
1) Prier avec Foi et humilité
« La foi est une
adhésion filiale à Dieu, au-delà de ce que nous sentons et comprenons. Elle est
devenue possible parce que le Fils bien-aimé nous ouvre l'accès auprès du Père.
Il peut nous demander de "chercher" et de "frapper",
puisqu'il est lui-même la porte et le chemin » (cf. Mt 7,7-11 7,13-14).
« De même que Jésus
prie le Père et rend grâces avant de recevoir ses dons, il nous apprend cette audace
filiale : "Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez
déjà reçu" (Mc 11,24). Telle est la force de la prière, "tout
est possible à celui qui croit" (Mc 9,23), d'une foi "qui
n'hésite pas" (Mt 21,22) (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2610) (Voir aussi la fiche : comment nos
prières peuvent être exaucées).
D'où parlons-nous en
priant ? De la hauteur de notre orgueil et de notre volonté propre, ou des
"profondeurs" (Ps 130,14) d'un cœur humble et contrit ? C'est
celui qui s'abaisse qui est élevé (cf. Lc 18,9-14). L'humilité
est le fondement de la prière (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2559).
2) Faire partie de l’Eglise Catholique pour être en
communion avec Dieu et choisir de vivre en chrétien
Jésus nous dit :
"Tout ce que vous demanderez au Père en mon Nom, il vous l'accordera. Ce
que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres" (Jn
15,16-17). Et même nos ennemis (cf. Mt 5,44-45).
« Notre-Dame de la Prière apprenez
nous à prier » Difficultés
dans la prière
Il
est important de se mettre en présence de Dieu au début et de prier le
Saint-Esprit. La prière est d’abord l’action de Dieu avant d’être la nôtre.
Alors, même si on s’endort involontairement, si on ne sent rien (cela peut être
souvent le cas) ou si on est distrait involontairement : la prière sera
« réussie ». Il est bon de nourrir notre prière de la lecture des
Evangiles, et au bout de quelques phrases lues revenir à la prière en
s’adressant à Dieu puis en faisant silence en sa présence. Agir aussi de notre
côté, comme l’expliquent les passages ci-dessous, rédigés à partir du
Catéchisme de l’Eglise Catholique :
A)
Poser un choix déterminé de prier
2725. La prière est un
don de la grâce et une réponse décidée de notre part. Elle suppose toujours un
effort. Les grands priants de l'Ancienne Alliance avant le Christ, comme la
Mère de Dieu et les saints avec Lui nous l'apprennent : la prière est un
combat. Contre qui ? Contre nous-mêmes et contre les ruses du Tentateur qui
fait tout pour détourner l'homme de la prière, de l'union à son Dieu. On prie
comme on vit, parce qu'on vit comme on prie. Si l'on ne veut pas habituellement
agir selon l'Esprit du Christ, on ne peut pas non plus habituellement prier en
son Nom. Le "combat spirituel" de la vie nouvelle du chrétien est
inséparable du combat de la prière.
2726.
Dans le combat de la prière, nous avons à faire face, en nous-mêmes et autour
de nous, à des conceptions erronées de la prière. Certaines y voient une
simple opération psychologique, d'autres un effort de concentration pour
arriver au vide mental. Telles la codifient dans des attitudes et des paroles
rituelles. Dans l'inconscient de beaucoup de chrétiens, prier est une
occupation incompatible avec tout ce qu'ils ont à faire : ils n'ont pas le
temps. Ceux qui cherchent Dieu par la prière peuvent se décourager vite parce
qu'ils ignorent que la prière vient aussi de l'Esprit Saint et non pas d'eux
seuls.
2727.
Nous avons aussi à faire face à des mentalités de "ce
monde-ci"; elles nous pénètrent si nous ne sommes pas vigilants, par
exemple : le vrai serait seulement ce qui est vérifié par la raison et la
science (or prier est un mystère qui déborde notre conscience et notre
inconscient) ; les valeurs de production et de rendement (la prière,
improductive, est donc inutile) ; le sensualisme et le confort, critères du
vrai, du bien et du beau (or la prière est éprise de la Gloire du Dieu vivant
et vrai) ; en réaction contre l'activisme, voici la prière présentée comme
fuite du monde (or la prière chrétienne n'est pas une sortie de l'histoire ni
un divorce avec la vie).
2728.
Enfin, notre combat doit faire face à ce que nous ressentons comme nos
échecs dans la prière : découragement devant nos sécheresses, tristesse de
ne pas tout donner au Seigneur, car nous avons "de grands biens" (cf.
Mc 10,22), déception de ne pas être exaucés selon notre volonté propre,
blessure de notre orgueil qui se durcit sur notre indignité de pécheur,
allergie à la gratuité de la prière, etc. La conclusion est toujours la même :
à quoi bon prier ? Pour vaincre ces obstacles, il faut combattre pour
l'humilié, la confiance et la persévérance.
« Notre-Dame de
la Prière, apprenez-nous à prier »
B) Face aux difficultés
de la prière
2729.
La difficulté habituelle de notre prière est la distraction. Elle peut
porter sur les mots et leur sens, dans la prière vocale ; elle peut porter,
plus profondément, sur Celui que nous prions, dans la prière vocale, dans la
méditation et dans l'oraison. Partir à la chasse des distractions serait tomber
dans leurs pièges, alors qu'il suffit de revenir à notre cœur : une distraction
nous révèle ce à quoi nous sommes attachés et cette prise de conscience humble
devant le Seigneur doit réveiller notre amour de préférence pour lui, en lui
offrant résolument notre cœur pour qu'il le purifie. Là se situe le combat, le
choix du Maître à servir (cf. Mt 6,21 6,24).
(Nous pouvons écrire nos soucis sur un pense-bête pour s’en
occuper après, (par exemple une course à faire). Et présenter à Dieu nos gros
soucis comme intention de prière et puis être attentif à Dieu qui est là.)
2730.
Positivement, le combat contre notre moi possessif et dominateur est la
vigilance, la sobriété du cœur. Quand Jésus insiste sur la vigilance, elle
est toujours relative à Lui, à sa Venue, au dernier jour et chaque jour :
"aujourd'hui". L'Epoux vient au milieu de la nuit ; la lumière qui ne
doit pas s'éteindre est celle de la foi : "De toi mon cœur a dit :
'Cherche sa Face'" (Ps 27,8).
2731.
Une autre difficulté, spécialement pour ceux qui veulent sincèrement prier, est
la sécheresse. Elle fait partie de l'oraison où le cœur est sevré, sans
goût pour les pensées, souvenirs et sentiments, même spirituels. C'est le
moment de la foi pure qui se tient fidèlement avec Jésus dans l'agonie et au
tombeau. "Le grain de blé, s'il meurt, porte beaucoup de fruit" (Jn
12,24) : et donc durer dans la prière. Parfois le combat relève de la
conversion personnelle à faire, une réforme de sa vie, pour prier en vérité (cf.
Lc 8,6 8,13).
C) Face aux
tentations dans la prière
2732.
La tentation la plus courante, la plus cachée, est notre manque de foi.
Elle s'exprime moins par une incrédulité déclarée que par une préférence de
fait. Quand nous commençons à prier, mille travaux ou soucis, estimés urgents,
se présentent comme prioritaires ; de nouveau, c'est le moment de la vérité du cœur
et de son amour de préférence pour Dieu. Tantôt nous nous tournons vers le
Seigneur comme le dernier recours : mais y croit-on vraiment ? Tantôt nous prenons
le Seigneur comme allié, mais le cœur est encore dans la présomption. Dans tous
les cas, notre manque de foi révèle que nous ne sommes pas encore dans la
disposition du cœur humble : "Hors de moi, vous ne pouvez rien
faire" (Jn 15,5).
2733.
Une autre tentation, à laquelle la présomption ouvre la porte, est l'acédie.
Les Pères spirituels entendent par là une forme de dépression due au
relâchement de l'ascèse, à la baisse de la vigilance, à la négligence du cœur.
"L'esprit est ardent, mais la chair est faible" (Mt 26,41).
Plus on tombe de haut, plus on se fait mal. Le découragement, douloureux, est
l'envers de la présomption. Qui est humble ne s'étonne pas de sa misère, elle
le porte à plus de confiance, à tenir ferme dans la constance.
2756.
La confiance filiale est mise à
l'épreuve quand nous avons le sentiment de n'être pas toujours exaucés.
L'Evangile nous invite à nous interroger sur la conformité de notre prière au
désir de l'Esprit (voir
fiche comment nos prières sont exaucées).
La
consécration à Jésus par Marie
1) Le
pourquoi
A moment de mourir sur
la Croix, le Seigneur Jésus confie « le disciple qu’il aimait »,
c'est-à-dire Saint Jean (et chacun de nous), à la Vierge Marie :
« Femme voici ton fils. » (Jn 19)
Comme pour la vie humaine,
Dieu veut que nous ayons besoin d’une mère pour nous enfanter au Paradis :
cette mère c’est l’Eglise Catholique, et la Vierge Marie qui est le modèle de
l’Eglise est notre mère. Marie qui est l’Immaculée Conception ne fait aucun
obstacle à notre relation à Dieu, au contraire elle la favorise.
La vocation maternelle
de Marie envers Jésus s’exerce maintenant pour tous les baptisés. Si nous nous
confions à elle de tout notre cœur (consécration) alors nous sommes tout à
Jésus.
Saint Louis-Marie
Grignon avait remarqué que si les personnes se consacraient à Marie, elles
vivaient leur foi de façon plus intense et joyeuse.
2) La prière de Saint Louis-Marie Grignon que nous pouvons
dire tous les jours
« Je vous
choisis, aujourd'hui, ô Marie,
en présence de toute la
Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et
consacre, en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes
bonnes actions passées, présentes et futures,
vous laissant un entier
et plein droit de disposer de moi
et de tout ce qui
m'appartient, sans exception,
selon votre bon plaisir,
à la plus grande Gloire de Dieu,
dans le temps et l'éternité »
Jean-Paul II disait
cette prière tous les jours.
3) Se préparer à dire la prière de consécration : une
démarche progressive de confiance
Nous pouvons nous
préparer à confier toute notre personne à la Sainte Vierge par étapes. Cette
consécration nous engage pleinement et avant de la dire chaque jour, il peut
être bon de s’y préparer comme suit :
Par exemple, nous
pouvons confier à Marie notre travail pendant 3 semaines, et nous lui offrons
en retour un effort (une prière, un acte de charité…). Nous le notons sur notre
agenda, et au bout de 3 semaines nous faisons le point. Ainsi, nous pourrons
voir combien nous avons bénéficié de l’aide de Marie pour être par exemple plus
chrétien dans notre travail…
Puis, nous pouvons
confier autre chose (une relation, un bien matériel…) pour une semaine ou deux par
exemple. Et de même, nous offrons quelque chose à Marie, puis nous faisons le
point.
Au bout de quelques
exemples, nous grandirons dans la confiance vis-à-vis d’elle, car nous verrons
qu’elle prend soin de nous. Aussi à un moment, nous lui confierons toute notre
vie, pour, par elle, nous donner à Jésus, en disant une prière de consécration.
Et nous pourrons redire cette prière tous les jours.
4) Autres exemples de prières que nous pouvons aussi dire :
Sainte
Vierge Marie, l’Immaculée-Conception, Mère de Dieu et notre Mère, Reine du Ciel
et de la terre, pour être pleinement offerts et consacrés au Seigneur et à son
Cœur miséricordieux, nous consacrons à votre Cœur Immaculé notre personne,
notre famille, notre Paroisse, l’Eglise en notre pays et la France dont vous
êtes la Patronne principale en la fête de votre Assomption. Dans votre douceur
maternelle, soyez notre Reine, Reine de notre famille et de notre Paroisse,
Mère de l’Eglise et Reine de France, Mère de la Paix et Reine de l’Univers.
Par vous
nous serons présentés au Christ, et, par Lui et avec Lui, à son Père Eternel.
Nous marcherons à la lumière de la foi, de l’espérance et de l’amour pour que
le monde croie que le Christ est l’envoyé du Père. Avec Lui nous voulons porter
l’amour et le Salut jusqu’aux confins de la terre.
Sous la
protection de votre Cœur Immaculé, nous serons un seul peuple avec le Christ.
Nous serons les témoins de sa Résurrection, et par Lui offerts au Père pour la
gloire de la Très Sainte Trinité, que nous adorons, louons et bénissons. Amen
Marie, "Notre Dame de la Prière",
Le Père vous a choisie pour être l'épouse de Joseph et la
mère de Jésus, le Fils bien aimé.
Nous venons ici vous demander d'accomplir pour nous votre promesse :
"donner du bonheur dans nos familles."
Apprenez-nous la confiance totale en l'Amour du Père et demandez pour nous la
grâce de l'Esprit Saint :
que nous devenions des offrandes vivantes et généreuses à sa Sainte Volonté.
Nous consacrons nos familles à votre tendresse maternelle ;
Que nos maisons soient des demeures de paix et d'unité, demeures de justice et
de vérité,
demeures d'amour et de foi, à l'image de votre maison de Nazareth.
Bénissez chacun de nous et chacun de nos enfants en toutes générations.
Suscitez parmi nous des cœurs désireux de servir l'Église et tous les hommes,
des cœurs disponibles où puissent s'épanouir des vocations sacerdotales et
religieuses.
Vous nous invitez ici à prier pour la France ;
Donnez-nous de savoir y apporter notre part afin que nous soyons de fidèles
témoins de la Parole de Vie.
O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !
Notre Dame de la prière, apprenez-nous à prier !
Saint Gabriel Archange, veillez sur nous.
La
Louange
Au Ciel, nous serons
dans une joie immense et nous louerons Dieu !
Déjà
cette joie d’être avec Dieu s’exprime par la louange sur terre : «
nos chants n’ajoutent rien à ce que Tu es, mais nous rapprochent de Toi ».
(cf.
Préface de la messe)
1) La prière d'action de grâces
C’est remercier Dieu
pour ce qu’Il nous donne : tout évènement peut être l’occasion de
remercier car Il fait tout concourir au bien de ceux qui L’aiment. Dans la
messe, nous remercions le Père pour Jésus qui nous a sauvés.
"En toute
condition, soyez dans l'action de grâces. C'est la volonté de Dieu sur vous
dans le Christ Jésus" (1Th 5,18). "Soyez assidus à la prière ;
qu'elle vous tienne vigilants dans l'action de grâces" (Col 4,2).
2) La prière de louange
« La louange est la
forme de prière qui reconnaît le plus immédiatement que Dieu est Dieu !
Elle le chante pour
Lui-même, elle Lui rend gloire, au-delà de ce qu'Il fait, parce qu'IL EST.
Elle participe à la
béatitude des cœurs purs qui l'aiment dans la foi avant de le voir dans la
Gloire ». (Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2639)
"Récitez entre vous
des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés ; chantez et célébrez le
Seigneur de tout votre cœur". (Ep 5,19 Col 3,16)
« L'Eucharistie
contient et exprime toutes les formes de prière : elle est "l'offrande
pure" de tout le Corps du Christ "à la gloire de son Nom" (cf. Ml
1,11) ; elle est, selon les traditions d'Orient et d'Occident, "le sacrifice de
louange" ». (Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2643)
3) La Vierge Marie à un
cœur de louange :
son chant, le « Magnificat » (Lc 1, 46-56) l’exprime profondément.
Dans
le message de l’Ile-Bouchard, ce chant a une place particulière :
« - Dites à la foule qu'elle chante le
Magnificat.
- Oui,
Madame, nous allons le chanter.
Monsieur
le Curé entonne le Magnificat suivi par la foule. »
4) Comment louer ?
Nous pouvons utiliser
des chants, les psaumes, dire des paroles comme celles-ci : « Merci
Seigneur », « Mon Dieu Tu es bon », « Gloire à Dieu »,
« Alléluia », « Jésus est Seigneur »….
Nous pouvons le faire en
tout temps, et particulièrement le matin pour commencer notre journée…
La prière de demande
1) Pourquoi demander ?
« C'est par la
prière de demande que nous traduisons la conscience de notre relation à Dieu :
créatures, nous ne sommes ni notre origine, ni maître des adversités, ni notre
fin ultime, mais aussi, pécheurs, nous savons, comme chrétiens, que nous nous
détournons de notre Père. La demande est déjà un retour vers Lui ». (cf.
Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2629)
L'Esprit Saint lui-même
"vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour
prier comme il faut" (Rm 8,26).
2) Que demander ?
La demande du pardon
est le premier mouvement de la prière de demande (cf. le publicain : "aie
pitié du pécheur que je suis": Lc 18,13). Elle est le préalable
d'une prière juste et pure.» (Catéchisme
de l’Eglise Catholique n° 2629-2631)
Par la prière, tout
baptisé travaille à la venue du Royaume de Dieu, c’est la demande la plus
importante à faire.
Demander pour tout besoin : « Quand on désire
participer à l'amour sauveur de Dieu, on comprend que tout besoin puisse
devenir objet de demande.
Le Christ qui a tout
assumé afin de tout racheter est glorifié par les demandes que nous offrons au
Père en son Nom (cf. Jn 14,13). C'est dans cette assurance que Jacques
(cf. Jc 1,5-8) et Paul nous exhortent à prier en toute occasion
(cf. Ep 5,20 Ph 4,6-7 Col 3,16-17 1Th 5,17-18). » (Catéchisme de l’Eglise Catholique n°
2633)
Demander
aussi en faveur d'un autre : dans la prière d'intercession, celui qui prie
ne "recherche pas ses propres intérêts, mais songe plutôt à ceux des
autres" (Ph 2,4), jusqu'à prier pour ceux qui lui font du mal (cf.
Etienne priant pour ses bourreaux, comme Jésus : cf. Ac 7,60 Lc 23,28 23,34).
(cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique n°
2635)
3) Qualités de la prière
Une prière confiante :
"Frappez, et l'on vous ouvrira". A celui qui prie ainsi, le Père du
ciel "donnera tout ce dont il a besoin", et surtout l'Esprit-Saint
qui contient tous les dons. (cf. Lc 11,5-13),
Il faut toujours prier
sans se lasser avec la patience de la foi. "Mais le Fils de
l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre"? (cf. Lc
18,1-8),
Une prière humble :
"Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis". (cf. Lc 18,9-14)
4) Dans le message de l’Ile-Bouchard la prière de demande
est importante
(Importance de la prière des
enfants)
- Dites aux petits enfants de prier pour la France... (courte pause),
car elle en a grand besoin.
Madame,
voulez-vous bien guérir ceux qui ont des maladies nerveuses et des rhumatismes ?
- Je donnerai du bonheur dans les familles...
Priez-vous
pour les pécheurs ?
- Oui, Madame
nous prions.
- Bien, surtout priez beaucoup pour les pécheurs.
- Madame,
voulez-vous guérir cette jeune fille ?
- Si je ne la
guéris pas ici, je la guérirai ailleurs.
- Oh! Madame,
voulez-vous guérir une personne très pieuse ?
- Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles
mais pour que vous priiez pour la France.
- Madame,
faites donc un miracle !
- Plus tard.
- Madame, nous
vous demandons de bénir Monseigneur l'Archevêque, ses 25 années d'épiscopat,
Monseigneur l'Evêque de Blois, les deux paroisses, les écoles libres, la
Mission du Carême, les prêtres du Doyenné, et de donner des prêtres à la
Touraine.
La Dame accueille par une
inclination souriante de la tête.
La
prière de demande de Pardon
Avec
cette fiche, prendre aussi le dépliant
« Comment faire pour recevoir le pardon de Dieu et se
confesser à un prêtre ? »
sur les présentoirs de l’église auprès des tracts.
Et
prendre le tract sur l’indulgence plénière.
1)
Demander pardon à Dieu
La demande de pardon est
le premier mouvement de la prière de demande (cf. le publicain : "aie
pitié du pécheur que je suis": Lc 18,13).
Elle est le préalable d'une
prière juste et pure. L'humilité confiante nous remet dans la lumière de la
communion avec le Père et son Fils Jésus-Christ, et les uns avec les autres
(cf. 1Jn 1,7-2,2). Alors "quoi que nous Lui demandions, nous le
recevrons de Lui" (1Jn 3,22).
La demande de pardon est le
préalable de la participation à la messe, comme de la prière personnelle. (cf. Catéchisme de l’Eglise
Catholique n° 2631)
Il est nécessaire de se
confesser régulièrement à un prêtre.
2)
Nécessité de pardonner aux autres
Nous
disons dans le Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous
pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Et Jésus nous avertit : « Et
moi je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent ».
(Mt 5,44)
Nous
avons un seul cœur pour aimer Dieu, les autres, nous-mêmes. Et si nous
détestons quelqu’un, nous blessons toute notre capacité d’aimer et d’être aimé,
et donc de recevoir le pardon de Dieu.
Si nous
voulons et faisons du bien à ceux qui nous ont offensés, quelques soient nos
sentiments sur le moment, alors nous pardonnons (par exemple en priant pour eux).
Nous ne sommes pas toujours responsables de nos sentiments de rancune mais nous
sommes libres, avec la grâce de Dieu, de prier pour ceux qui nous ont offensés.
3)
Le message de l’Ile-Bouchard
Priez-vous
pour les pécheurs ?
- Oui, Madame
nous prions.
- Bien,
surtout priez beaucoup pour les pécheurs. Vendredi 12 décembre 1947
La
prière d’offrande
1) L’offrande de soi
Elle est très importante
et de très nombreuses grâces ne sont pas données car nous oublions d’offrir
notre vie, nos difficultés, nos souffrances, nos joies.
Offrir notre vie au
Seigneur est une chose nécessaire et Il prendra soin de nous.
« Seigneur Jésus,
je T’offre toute ma vie, mes joies, mes difficultés et mes souffrances par
amour de Toi et pour le salut du monde. »
« La
prière de la Vierge Marie, en son « Oui» et en son Magnificat, se
caractérise par l'offrande généreuse de tout son être dans la foi ». (Catéchisme
de l’Eglise Catholique n° 2622)
2) L’offrande de nos souffrances
Le Seigneur Jésus a
sauvé le monde en donnant sa vie par amour sur la Croix, c’est le chemin pour
aller au Ciel et recevoir la vie en plénitude.
Et
nous pouvons comme Saint Paul nous associer à l’offrande de Jésus :
« Maintenant je suis plein de joie dans mes
souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ en ma propre
chair, je l'achève pour son corps, qui est l'Eglise. » (Col 1, 24)
Le sacrifice de Jésus a
été assez puissant pour sauver le monde mais il veut avoir besoin de notre
coopération pour l’application de ce Salut maintenant.
Nous ne recherchons pas
la souffrance pour elle-même mais nous offrons celle-ci par amour de Dieu.
Particulièrement à l’offertoire de la messe, nous donnons intérieurement à Dieu
nos souffrances.
« Je vous exhorte donc à offrir vos personnes en hostie
vivante, sainte, agréable à Dieu ».
(Romain
12,1)
(Hostie
se traduit en français par sacrifice)
Mais
il ne faut pas imaginer des choses « horribles » qui pourraient nous
arriver, cela pourrait nous paralyser dans notre marche vers la sainteté.
Un
exemple tout simple, pour Sainte Thérèse de Lisieux : ramasser avec amour une épingle tombée sauve
des âmes.
3) Message de L’Ile-Bouchard
La Croix de Jésus qui
nous sauve est mise en valeur :
- Embrassez
la croix de mon chapelet.
Puis la Sainte Vierge
fait sur elle-même le signe de la croix avec une impressionnante lenteur.
Jacqueline
lit une demande préparée par sœur Marie de l'Enfant Jésus :
- Madame,
que faut-il faire pour consoler Notre-Seigneur de la peine que lui font les
pécheurs ?
- Il faut
prier et faire des sacrifices.
La
prière du Chapelet
Nous vous invitons à
prendre le feuillet « le Rosaire » pour une description de la manière
de prier le chapelet où d’aller voir à http://www.ilebouchard.com/prieres/rosaire.htm .
Nous pouvons répéter
notre prière, car nous le faisons par amour et nous adhérons intérieurement aux
mots que nous disons. La personne humaine étant dans le temps, la répétition
est bonne pour l’aider à être avec Dieu, la répétition serait mauvaise si nous
pensions que cette méthode était un « truc » pour
« conquérir » Dieu (comme les païens le pensent).
1)
Le « Notre Père » (Catéchisme de l’Eglise Catholique
n° 2857-2865)
Dans le "Notre
Père", les trois premières demandes ont pour objet la Gloire du Père : la
sanctification du Nom, l'avènement du Règne et l'accomplissement de la volonté
divine. Les quatre autres lui présentent nos désirs : ces demandes concernent
notre vie pour la nourrir ou pour la guérir du péché et elles se rapportent à
notre combat pour la victoire du Bien sur le Mal.
En
demandant : "Que ton Nom soit sanctifié", nous entrons dans le
dessein de Dieu, la sanctification de son Nom - révélé à Moïse, puis en Jésus -
par nous et en nous, de même qu'en toute nation et en chaque homme.
Par
la deuxième demande, l'Eglise a principalement en vue le retour du Christ et la
venue finale du Règne de Dieu. Elle prie aussi pour la croissance du Royaume de
Dieu dans l'"aujourd'hui" de nos vies.
Dans
la troisième demande, nous prions notre Père d'unir notre volonté à celle de
son Fils pour accomplir son Dessin de salut dans la vie du monde.
Dans
la quatrième demande, en disant "donne-nous", nous exprimons, en
communion avec nos frères, notre confiance filiale envers notre Père des cieux.
"Notre pain" désigne la nourriture terrestre nécessaire à notre
subsistance à tous et signifie aussi le Pain de Vie : Parole de Dieu et Corps
du Christ. Il est reçu dans l'"Aujourd'hui" de Dieu, comme la
nourriture indispensable, (sur-)essentielle du Festin du Royaume qu'anticipe
l'Eucharistie.
La
cinquième demande implore pour nos offenses la miséricorde de Dieu, laquelle ne
peut pénétrer dans notre cœur que si nous avons su pardonner à nos ennemis, à
l'exemple et avec l'aide du Christ.
En
disant "ne nous soumets pas à la tentation" nous demandons à Dieu
qu'il ne nous permette pas d'emprunter le chemin qui conduit au péché. Cette
demande implore l'Esprit de discernement et de force ; elle sollicite la grâce
de la vigilance et la persévérance finale.
Dans
la dernière demande, "mais délivre nous du Mal", le chrétien prie
Dieu avec l'Eglise de manifester la victoire, déjà acquise par le Christ, sur
le "Prince de ce monde", sur Satan, l'ange qui s'oppose
personnellement à Dieu et à Son dessein de salut.
Par
l'"Amen" final, nous exprimons notre "fiat" concernant les
sept demandes : "Qu'il en soit ainsi".
2) Le « Je Vous Salue Marie » (Catéchisme
de l’Eglise Catholique n° 2676-2677)
"Je vous salue,
Marie (réjouis-toi, Marie)". La salutation de l'Ange Gabriel ouvre la
prière de l'Ave. C'est Dieu lui-même qui, par l'entremise de son ange, salue
Marie. Notre prière ose reprendre la salutation de Marie avec le regard que
Dieu a jeté sur son humble servante (cf. Lc 1,48) et à nous réjouir de
la joie qu'Il trouve en elle (cf. So 3,17b).
"Pleine de
grâce, le Seigneur est avec toi". Les deux paroles de la salutation de
l'ange s'éclairent mutuellement. Marie est pleine de grâce parce que le
Seigneur est avec elle. La grâce dont elle est comblée, c'est la présence de
Celui qui est la source de toute grâce. "Réjouis-toi ... fille de
Jérusalem ... le Seigneur est au milieu de toi" (So 3,14 3,17a).
Marie, en qui vient habiter le Seigneur lui-même, est en personne la fille de
Sion, l'arche de l'Alliance, le lieu où réside la gloire du Seigneur : elle est
"la demeure de Dieu parmi les hommes" (Ap 21,3). "Pleine
de grâce", elle est toute donnée à celui qui vient habiter en elle et
qu'elle va donner au monde.
"Tu es bénie
entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni".
Après la salutation de l'ange, nous faisons nôtre celle d'Elisabeth.
"Remplie de l'Esprit Saint" (Lc 1,41), Elisabeth est la
première dans la longue suite des générations qui déclarent Marie bienheureuse
(cf. Lc 1,48) : "Bienheureuse celle qui a cru..." (Lc 1,45)
; Marie est "bénie entre toutes les femmes" parce qu'elle a cru en
l'accomplissement de la parole du Seigneur. Abraham, par sa foi, est devenu une
bénédiction pour "toutes les nations de la terre" (Gn 12,3).
Par sa foi, Marie est devenue la mère des croyants grâce à laquelle toutes les
nations de la terre reçoivent Celui qui est la bénédiction même de Dieu :
Jésus, le fruit bénit de tes entrailles".
"Sainte Marie, Mère
de Dieu, prie pour nous..." Avec Elisabeth nous nous émerveillons :
"Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?" (Lc
1,43). Parce qu'elle nous donne Jésus son fils, Marie est la mère de Dieu
et notre mère ; nous pouvons lui confier tous nos soucis et nos demandes : elle
prie pour nous comme elle a prié pour elle-même : "Qu'il me soit fait
selon ta parole" (Lc 1,38). En nous confiant à sa prière nous nous
abandonnons avec elle à la volonté de Dieu : "Que ta volonté soit
faite".
"Prie
pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort".
En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres
pécheurs et nous nous adressons à la "Mère de la miséricorde", à la
Toute Sainte. Nous nous remettons à elle "maintenant", dans
l'aujourd'hui de nos vies. Et notre confiance s'élargit pour lui abandonner dès
maintenant, "l'heure de notre mort". Qu'elle y soit présente comme à
la mort en Croix de son Fils et qu'à l'heure de notre passage elle nous
accueille comme notre mère (cf. Jn 19,27) pour nous conduire à son Fils
Jésus, en Paradis.
3) Dans le message de l’Ile-Bouchard,
le chapelet y a une grande importance
- Embrassez
la croix de mon chapelet.
Puis
la Sainte Vierge fait sur elle-même le signe de la croix avec une
impressionnante lenteur.
La
Dame :
- Chantez le
"Je vous salue Marie", ce cantique que j'aime bien.
- Dites à la
foule de s'approcher pour réciter une dizaine de chapelet.
La
prière en famille
1)
Pourquoi prier en famille ?
La famille chrétienne
est le premier lieu de l'éducation à la prière. Fondée sur le sacrement de
Mariage, elle est "l'Eglise domestique" où les enfants de Dieu
apprennent à prier "en Eglise" et à persévérer dans la prière. Pour
les jeunes enfants en particulier, la prière familiale quotidienne est le
premier témoin de la mémoire vivante de l'Eglise éveillée patiemment par
l'Esprit Saint. (Catéchisme
de l’Eglise Catholique n° 2685)
« Une famille qui prie est une famille qui est
unie. » (Bienheureuse Mère Theresa)
Dieu étant le Bonheur de
tout homme, la prière nous mettant en union avec Lui, la prière en famille est
source de bonheur.
« - Je donnerai du bonheur dans les
familles... » (Message de l’Ile-Bouchard)
2) Comment ?
Nous pouvons par
exemple :
Nous réunir en famille
le soir avant le coucher, dans un lieu de la maison avec une Croix, une image
chrétienne, une bougie…
1) Commencer par un
signe de Croix fait lentement.
2) Prendre un chant.
3) Dire une prière de
demande de pardon à haute voix : « Mon Dieu, nous te demandons pardon
pour nos péchés ».
4) Les membres de la
famille peuvent dire merci à Dieu à haute voix pour telle ou telle chose…
Un temps de silence
court.
5) Les membres de la
famille peuvent demander à Dieu telle ou telle chose à haute voix…
Un temps de silence
court.
6) Prier un « Notre
Père », un « Je vous salue Marie ».
7) Chaque enfant dit
tout fort le nom de son saint patron et tous répondent « priez pour
nous ».
(Nous pouvons commencer
pour mettre en place cette prière en famille, en disant simplement un
« Notre Père » et un « Je vous salue Marie »)
L’Adoration
« Le Père cherche des adorateurs en esprit et en
vérité » (Jean 4, 23-24)
L'adoration est
la première attitude de l'homme qui se reconnaît créature devant son Créateur.
Elle exalte la grandeur du Seigneur qui nous a fait (cf. Ps 95,1-6) et
la toute-puissance du Sauveur qui nous libère du mal. Elle est le prosternement
de l'esprit devant le "Roi de gloire" (Ps 24,9-10) et le
silence respectueux face au Dieu "toujours plus grand" (Saint Augustin, Ps 62,16).
L'adoration du Dieu
trois fois saint et souverainement aimable confond d'humilité et donne
assurance à nos supplications. (Catéchisme
de l’Eglise Catholique n° 2628)
1) Présence réelle : C’est vraiment Jésus, avec son
corps, son âme et sa divinité qui est présent sous les apparences du pain
A la messe il n’y a plus
de pain après les paroles de la consécration du prêtre mais ne reste que l’apparence
du pain, c’est maintenant Jésus qui est là : la substance est changée, ce
qu’on appelle transsubstantiation. Le Pape Benoit XVI nous dit que Jésus est
reçu à la messe pour être adoré.
Pour comprendre la
distinction entre apparences (accidents) et substance, nous pouvons prendre
l’exemple de Marc pris en photo à 3 ans, puis à 20 ans : les apparences
ont changé mais la substance est la même, c’est bien le même Marc.
Nous n’avons pas de
différence de poids, couleur, propriétés chimiques… avant et après la
consécration : les apparences du pain sont toujours là.
Les raisons de croire
que « c’est maintenant Jésus qui est là » sont multiples :
Dans l’Evangile de Saint
Jean au chapitre 6 : Jésus dit qu’Il est le Pain descendu du Ciel et qu’Il
donnera sa chair à manger. Si bien que plusieurs vont le quitter en entendant
cela, mais Pierre, qui a été témoin de ses miracles et de sa sagesse, sait que
Jésus n’est pas fou.
Pendant le Jeudi Saint,
Jésus dit : « ceci est mon corps » et non
« ceci représente mon corps ». Ce n’est pas un symbole mais la
réalité.
Il y a de nombreux
miracles dans l’histoire qui montrent physiquement que Jésus est présent (par
exemple à Lanciano en Italie, ce miracle est permanent, cf. Wikipedia)
De plus, communier en
vérité et adorer Jésus : nous transforme en nous donnant la paix, la joie,
l’humilité, la charité… Cela dépasse les possibilités de la psychologie humaine
de l’auto persuasion.
2) Exemple de déroulement (voir aussi la fiche
sur l’oraison)
a) Entre maintenant dans
ton cœur, dans la partie la plus intime de ton être et regarde vers Jésus.
b)
Evite de prononcer des prières seulement avec les lèvres sans t’arrêter sur les
paroles que tu dis. Evite de lire les pages de l’Ecriture les unes après les
autres durant le temps de ta prière.
Entre dans la prière du
cœur. Choisis un verset de psaume,
une phrase évangélique, une petite prière simple, et répète-la avec le cœur,
doucement et continuellement jusqu’à ce qu’elle devienne ta prière, ton cri, ta
supplication. Tu peux choisir la prière qui s’adapte le mieux à ta situation
actuelle. Par exemple : « Cœur de Jésus, j’ai confiance en
Toi », « Jésus, Fils du Dieu vivant, aie pitié de moi pécheur »,
« Mon Père, je m’abandonne à toi », « Jésus, je t’aime »,
« Tu es mon berger », « Tu es avec moi », « Jésus
doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien » ou tout
simplement « Jésus, Jésus... »
c)
Ne passe pas tout ce temps à te lamenter ou à demander seulement.
Entre
dans l’action de grâces, dans la reconnaissance. Au lieu de considérer ce
qui te manque, rends grâce pour ce que tu es, pour ce que tu as. Rends grâce
pour ce qui te sera donné demain.
d)
Tu peux être pris par la fatigue ou la distraction.
Courage,
à peine
t’en rends-tu compte recommence la prière du cœur, doucement. Demande l’aide du
Saint-Esprit pour qu’Il te secoure dans ta faiblesse et qu’Il devienne toujours
plus ton maître intérieur.
e)
Jésus est exposé solennellement.
Accueille
la lumière qui émane de Sa présence. Comme le soleil réchauffe et fait fondre la
neige, de même si tu t’exposes à Lui, Il pourra illuminer les ténèbres qui
enveloppent ton cœur, jusqu’à les dissiper complètement.
f)
Il se cache sous les apparences simples et pauvres du pain.
Il
vient à toi, pauvre, pour que tu puisses apprendre à accueillir dans la vérité
tes pauvretés et celles de tes frères.
g)
Tu es dans le silence, reste dans le silence.
Marie,
Etoile du Matin et Porte du Ciel, est auprès de toi sur
ton chemin ; elle t’indique la route et t’introduit dans la chambre du Roi.
C’est elle qui te fera comprendre dans le silence qu’en regardant Jésus, tu
découvriras la Présence de la Trinité en toi. Et tu pourras expérimenter dans
ta vie la parole du Psaume 34 : « Qui regarde vers Lui resplendira
sans ombre ni trouble au visage ».
3) Message de l’Ile-Bouchard du 8 décembre 1947 à 17h :
« En cette fête de l'Immaculée Conception,
les fidèles sont rassemblés pour le Chapelet paroissial et le Salut du
Saint-Sacrement. Jacqueline est la seule des 4 fillettes. Elle verra la Sainte
Vierge pendant la 5ème dizaine de chapelet. La Vierge Marie ne dit
rien, et disparaît lorsque Monsieur le Curé apporte le Saint-Sacrement et bénit
l'assemblée, puis elle reparaît après la bénédiction. »
La Sainte Vierge conduit
à Jésus…
Pour
approfondir : cf. site www.adoperp.com
Les
Charismes
Des dons du Saint Esprit
Le Seigneur donne des grâces
pour notre sanctification (une grâce de courage, de charité, de paix….), et des
grâces pour la sanctification des autres : les charismes (prier puis un
miracle arrive, bien faire le catéchisme…)
Dans le langage courant,
quelqu’un de charismatique est celui qui utilise ses qualités naturelles pour
attirer les autres à lui. Dans le langage catholique, un charismatique est
celui qui reçoit une aide spéciale de Dieu (la grâce) pour attirer les autres à
Dieu. C’est donc l’inverse.
Les charismes sont souvent
ordinaires : une grâce pour soigner les malades au nom de l’Eglise, pour
enseigner la Foi, pour animer une messe…. Ils sont des dons du Saint Esprit et
s’appuient sur des qualités naturelles.
Et ils sont parfois
surnaturels : chanter les louanges de Dieu en langue inconnue, faire un
miracle, voir une apparition de la Vierge Marie… Ils ne dépendent pas de nos
qualités naturelles. Et ils n’ont rien à voir avec les magnétiseurs et autres
guérisseurs…
1) Les charismes dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique (n°799-801)
« Extraordinaires
ou simples et humbles, les charismes sont des grâces de l'Esprit-Saint qui ont,
directement ou indirectement, une utilité ecclésiale, ordonnés qu'ils sont à l'édification
de l'Eglise, au bien des hommes et aux besoins du monde.
Les charismes sont à
accueillir avec reconnaissance par celui qui les reçoit, mais aussi par tous
les membres de l'Eglise. Ils sont, en effet, une merveilleuse richesse de grâce
pour la vitalité apostolique et pour la sainteté de tout le Corps du Christ;
pourvu cependant qu'il s'agisse de dons qui proviennent véritablement de
l'Esprit-Saint et qu'ils soient exercés de façon pleinement conforme aux
impulsions authentiques de ce même Esprit, c'est-à-dire selon la charité, vraie
mesure des charismes (cf. 1Co 13).
C'est dans ce sens
qu'apparaît toujours nécessaire le discernement des charismes. Aucun charisme
ne dispense de la référence et de la soumission aux Pasteurs de l'Eglise.
"C'est à eux qu'il convient spécialement, non pas d'éteindre l'Esprit,
mais de tout éprouver pour retenir ce qui est bon" (LG 12), afin
que tous les charismes coopèrent, dans leur diversité et leur complémentarité,
au "bien commun" (1Co 12,7) (cf. LG 30 CL 24). »
2)
Un exemple : le charisme de Texte
Il s’agit d’ouvrir sa Bible
comme l’a fait le Pape Benoit XVI ici :
« A la veille de mon
Ordination sacerdotale, il y a 58 ans, j'ai ouvert la Sainte Ecriture, parce
que je voulais encore recevoir une Parole du Seigneur pour ce jour et pour le
chemin que j'aurai à parcourir comme prêtre. Et mon regard est tombé sur ce
passage : « Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité ». Alors
j'ai su : le Seigneur est en train de parler de moi, et il est en train de me
parler. C'est exactement ce qui arrivera pour moi demain. » 9/4/2009 Rome
Messe Chrismale
C’est aussi arrivé à Sainte
Thérèse de Lisieux :
« J'ouvris les épîtres de Saint Paul afin de chercher quelque réponse.
Les chapitres XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent
sous les yeux... J'y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs, etc... que
l'Église est composée de différents membres et que l'œil ne saurait être en même temps la main…. »
3)
Message de l’Ile-Bouchard
Les quatre petites filles
disent voir une belle dame : la Vierge Marie, et qu’elle leur parle. Il
s’agit d’un charisme extraordinaire.
Les
fausses prières
(sorts, guérisseurs, voyances….)
La prière est une relation
confiante à Dieu : Père, Fils et Saint Esprit et à ceux qui lui sont
unis : la Vierge Marie, les saints, les saints anges. La prière devient
fausse lorsqu’elle est adressée à une force inconnue, à un démon ou qu’elle
n’est pas une relation confiante mais une technique. Dans ce cas elle est un
péché grave.
1)
Exemples de plusieurs faux types de prière
a)
Si la prière n’est pas une relation mais une technique
Les feuilles que des personnes
laissent dans les églises avec des prières à recopier, par exemple 20 fois, et
avec des menaces si on ne le fait pas. Ici, c’est une pratique qui ridiculise
la prière et constitue un péché. Si on voit ce type de feuille, merci de
prévenir le curé de la paroisse pour qu’il les enlève.
Répéter les mêmes phrases
longtemps (comme un mantra) pour en rechercher un changement intérieur par
cette répétition. Ici il n’y pas de relation avec Dieu et cela est destructeur,
à terme, pour la personne, celle-ci n’étant pas une machine mais un être de
relation. La secte Invitation à la Vie Intensive (I.V.I) fait dire le chapelet
sous cette forme : une façon spéciale de prononcer les mots mais pas une
utilisation des prières (Je Vous Salue Marie et Notre Père) pour parler à Dieu
et à la Vierge Marie.
Les guérisseurs utilisent une
formule précise, l’efficacité serait dans la formule et non dans la prière
confiante à Dieu, quelques soient les mots employés. De plus, ils s’adressent
souvent avec un nom bizarre à une force inconnue, qui est en fait un démon. Si
une amélioration passagère peut avoir lieu, il y a comme conséquences des
angoisses, des divisions dans les familles, une tristesse de l’âme….
b)
La prière faite à d’autres que Dieu, la Sainte Vierge, les saints, les saints
anges.
L’Eglise demande que l’on ne
cherche pas à savoir le nom de notre ange gardien, car un nom quelconque reçu
peut être celui d’un démon. Aussi, toujours s’adresser à lui en disant
« mon ange gardien » et non avec un nom particulier.
Envoyer des sorts ou essayer de
les enlever par un « pouvoir », met en relation avec les démons et
est destructeur pour la vie spirituelle et humaine. Ainsi que chercher à voir
l’avenir, communiquer avec les morts, utiliser le « magnétisme », le
pendule, la magie blanche ou noire, les « ondes », les rites
francs-maçons, tirer les cartes, l’astrologie, chercher les sources avec un
bâton, essayer de communiquer avec un mort par le spiritisme… Tout cela ouvre
la porte aux démons, et est très dommageable pour la vie humaine et
spirituelle.
2) "Tu n'auras pas d'autres dieux devant Moi"
(Catéchisme
de l’Eglise Catholique n°2110-2117)
« Le premier
commandement interdit d'honorer d'autres dieux que l'Unique Seigneur qui s'est
révélé à son peuple. Il proscrit la superstition et l'irréligion. La
superstition représente en quelque sorte un excès pervers de religion ;
l'irréligion est un vice opposé par défaut à la vertu de religion.
a) La superstition
La superstition est la
déviation du sentiment religieux et des pratiques qu'il impose. Elle peut
affecter aussi le culte que nous rendons au vrai Dieu, par exemple, lorsqu'on
attribue une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques, par
ailleurs légitimes ou nécessaires. Attacher à la seule matérialité des prières
ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors de dispositions
intérieures qu'ils exigent, c'est tomber dans la superstition (cf. Mt
23,16-22).
b) L'idolâtrie
Le premier commandement
condamne le polythéisme. Il exige de l'homme de ne pas croire en
d'autres dieux que Dieu, de ne pas vénérer d'autres divinités que l'Unique.
L'idolâtrie ne concerne
pas seulement les faux cultes du paganisme. Elle reste une tentation constante
de la foi. Elle consiste à diviniser ce qui n'est pas Dieu. Il y a idolâtrie
dès lors que l'homme honore et révère une créature à la place de Dieu, qu'il
s'agisse des dieux ou des démons (par exemple le satanisme), de pouvoir, de
plaisir, de la race, des ancêtres, de l'Etat, de l'argent, etc. "Vous ne
pouvez servir Dieu et Mammon", dit Jésus (Mt 6,24). De nombreux
martyrs sont morts pour ne pas adorer "la Bête" (cf. Ap 13-14),
en refusant même d'en simuler le culte. L'idolâtrie récuse l'unique Seigneurie
de Dieu ; elle est donc incompatible avec la communion divine (cf. Ga 5,20
Ep 5,5).
Toutes les formes de divination
sont à rejeter: recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres
pratiques supposées à tort "dévoiler" l'avenir (cf. Dt 18,10 Jr
29,8). La consultation des horoscopes, l'astrologie, la chiromancie, l'interprétation
des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums
recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l'histoire et finalement
sur les hommes en même temps qu'un désir de se concilier les puissances
cachées. Elles sont en contradiction avec l'honneur et le respect, mêlé de
crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.
Toutes
les pratiques de magie ou de sorcellerie par lesquelles on
prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et
obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain, - fût-ce pour lui procurer la
santé -, sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont
plus condamnables encore quand elles s'accompagnent d'une intention de nuire à
autrui ou qu'elles recourent à l'intervention des démons. Le port des amulettes
est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des
pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l'Eglise avertit-elle les fidèles de
s'en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni
l'invocation des puissances mauvaises, ni l'exploitation de la crédulité
d'autrui. »
Demandons
à Notre Dame de la Prière de nous enseigner comment prier vraiment !
Où
prier ?
Les réponses sont multiples :
1) Dans l'église qui est la maison de Dieu.
Elle est aussi le lieu privilégié de l'adoration de la
présence réelle du Christ dans le Saint Sacrement au tabernacle (marqué par une
lumière rouge).
2)
On ne peut pas être chrétien seul, sinon on va risquer d’inventer
sa propre religion (qui serait dans ce cas une illusion) ou d’être fragilisé
dans la foi : un chrétien seul est un chrétien en danger.
La prière avec d’autres dans
l’Eglise Catholique est très importante : Messe, groupe de prière… Mais la
prière personnelle est aussi essentielle, les deux sont nécessaires.
3) Pour la prière personnelle, ce peut être un
"coin de prière", avec la Bible et des icônes, afin d'être "là,
dans le secret" devant notre Père (cf. Mt 6,6).
Dans une famille
chrétienne, ce genre de petit oratoire favorise la prière en commun.
Pour faire un « coin
prière », il s’agit de trouver un lieu où l’on peut s’isoler (chambre…) et
de le décorer avec, par exemple, une icône ou une statue, une croix, des
bougies…
4) Dans
les monastères, la vocation de ces communautés est de favoriser
le partage de la Prière des Heures avec les fidèles et de permettre la solitude
nécessaire à une prière personnelle plus intense.
5)
Dans les Sanctuaires, comme à L’Ile-Bouchard.
Les pèlerinages évoquent notre
marche sur terre vers le ciel. Ils sont traditionnellement des temps forts de
renouveau de la prière. Les sanctuaires sont, pour les pèlerins en quête de
leurs sources vives, des lieux exceptionnels pour vivre "en Eglise"
les formes de la prière chrétienne. (cf. Catéchisme de l’Eglise
Catholique n°2691).
6)
Et partout (transports….), car Dieu est toujours avec nous.
Pourquoi
prier ?
A) Il y a de
nombreuses raisons extrêmement importantes pour prier
1) Pour être sauvé
« Prier est une nécessité
vitale. Si nous ne nous laissons pas mener par l'Esprit, nous retombons
sous l'esclavage du péché (cf. Ga 5,16-25). Comment l'Esprit Saint
peut-il être "notre Vie" si notre cœur est loin de lui ? » Catéchisme de l’Eglise Catholique n°2744.
« Rien ne vaut la
prière ; elle rend possible ce qui est impossible, facile ce qui est difficile. »
(Saint Jean Chrysostome).
« Qui prie, se
sauve certainement ; qui ne prie pas se damne certainement » (Saint Alphonse de Liguori).
2) Pour rencontrer Dieu, le connaître et être uni à Lui
Des millions de
personnes ont fait une expérience semblable : dans la prière elles ont
rencontré Dieu.
Comme
nous avons aussi une dimension spirituelle et ne sommes pas que
« corps », nous avons la capacité de recevoir la Foi et de l’exercer
en priant. Dieu se révèle à nous, dans l’intimité de notre personne, de notre
âme : Il est présent et nous aime. A nous de nous ouvrir à cette présence
en décidant de prier.
« L'homme est en
quête de Dieu. Même après avoir perdu la ressemblance avec Dieu par son péché,
l'homme reste à l'image de son Créateur. Il garde le désir de Celui qui
l'appelle à l'existence. Toutes les religions témoignent de cette quête
essentielle des hommes (cf. Ac 17,27).
Dieu, le premier, appelle l'homme. Que
l'homme oublie son Créateur ou se cache loin de sa Face, qu'il coure après ses
idoles ou accuse la divinité de l'avoir abandonné, le Dieu vivant et vrai
appelle inlassablement chaque personne à la rencontre mystérieuse de la prière.
Cette démarche d'amour du Dieu fidèle est toujours première dans la prière, la
démarche de l'homme est toujours une réponse. Au fur et à mesure que Dieu se
révèle et révèle l'homme à lui-même, la prière apparaît comme un appel
réciproque. » Catéchisme de l’Eglise Catholique
n°2566-2567.
« "Si tu
savais le don de Dieu !" (Jn 4,10). La merveille de la prière se
révèle justement là, au bord des puits où nous venons chercher notre eau : là,
le Christ vient à la rencontre de tout être humain, il est le premier à nous
chercher et c'est lui qui demande à boire. Jésus a soif, sa demande vient des
profondeurs de Dieu qui nous désire. La prière, que nous le sachions ou non,
est la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre. Dieu a soif que nous ayons
soif de Lui (cf. S.
Augustin, quæst. 64,4). » Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2560.
3) Pour être exaucé
« Sans
Moi vous ne pouvez rien faire » nous dit Jésus.
Nous
ne sommes pas tout-puissants mais Dieu, si !
(cf. fiche comment notre prière peut être
exaucée)
4) Jésus prie
Cela a attiré ses
disciples, qui veulent que Jésus leur apprenne à prier. Alors il va leur
enseigner le « Notre Père ». (cf. fiche du Chapelet)
5) La prière anticipe le bonheur du Paradis
Au Paradis, nous verrons
Dieu face à face. En attendant, par la prière, nous sommes profondément unis à
lui et aux autres membres de l’Eglise Catholique.
B) Les évènements de
l’Ile-Bouchard en 1947 sont une école de prière
1) La Vierge Marie demande de prier pour les pécheurs et la
France
Jacqueline
lit une demande préparée par sœur Marie de l'Enfant Jésus :
- Madame, que faut-il faire pour consoler
Notre-Seigneur de la peine que lui font les pécheurs ?
- Il faut prier et faire des sacrifices.
Continuez le chapelet.
- Dites aux petits enfants de prier pour la
France... (courte
pause), car
elle en a grand besoin.
2) La Vierge Marie est venue car des personnes ont
prié dans l’église Saint-Gilles
D'où nous vient cet honneur que vous veniez
en l'église Saint-Gilles ?
- C'est
parce qu'il y a ici des personnes pieuses et que Jeanne
Delanoue y est
passée.
Prier
à la Messe
Le
Seigneur Jésus nous a sauvés, il y a maintenant environ 2000 ans, et son
Sacrifice sur la Croix est rendu actuel dans chaque Messe, particulièrement au
moment où le prêtre dit : « ceci est mon corps... » et
« ceci est mon sang…». Par la communion, nous recevons Jésus Ressuscité.
La
Messe n’est pas une sorte de spectacle auquel on assisterait passif, mais nous
sommes appelé à y participer par la prière. Saint Thomas d’Aquin précise que
nous aurons bien vécu une Messe, à la mesure de notre prière, et donc la
qualité des chants et du sermon du prêtre ne sont pas prioritaires.
Nous
prions en pensant les paroles que nous chantons, en nous unissant aux paroles
du prêtre, en parlant au Seigneur dans le secret de l’intime de nous-mêmes, en
écoutant sa Parole dans les lectures.
Au
moment de l’offertoire (la quête) nous offrons intérieurement au Seigneur notre
vie, nos joies et nos souffrances.
A
la consécration (le prêtre élève le Corps du Christ et le calice de son Sang),
nous adorons Jésus réellement présent sous l’apparence du pain et du vin, il
n’y a plus de pain, ni de vin mais Jésus Lui-même : Dieu !
Quand
le prêtre dit : « Par Lui, avec Lui et en Lui…. Per Ipsum, cum Ipso
et in Ipso » avant le Notre Père, nous offrons Jésus au Père.
Après
avoir communié, nous remercions Jésus, dans le secret de notre cœur, d’être en
nous et de nous avoir sauvés, et nous lui confions notre vie. Nous L’adorons,
Lui qui est en nous.
Pour
participer en vérité, en plénitude à la Messe, il est nécessaire de se
confesser régulièrement, et de venir à la Messe tous les dimanches (cela ne
fait qu’une heure sur les 168 que compte la semaine !). Manquer une Messe
un dimanche, alors que nous aurions pu y venir, nécessite de se confesser avant
de communier à nouveau.
Si
pour diverses raisons, nous ne pouvons communier, participer à la Messe même
sans communier est d’un très grand profit spirituel pour nous.
L'eucharistie (la Messe)
est le cœur et le sommet de la vie de l'Eglise car en elle le Christ associe
son Eglise et tous ses membres à son sacrifice de louange et d'action de grâces
offert une fois pour toutes sur la Croix à son Père ; par ce sacrifice il
répand les grâces du salut sur son Corps, qui est l'Eglise. (Catéchisme de
l’Eglise Catholique n° 1407)
Prier
avec la Bible
1) Pourquoi lire la Bible en priant ?
Dans
la prière nous parlons à Dieu, mais Lui aussi nous parle, particulièrement avec
les Saintes Ecritures (la Bible). La lecture de la Bible nourrit notre prière.
Les Saintes Ecritures nous permettent de connaître Dieu Trinité, de
savoir quoi faire pour être vraiment chrétien, et nous donnent la force de
suivre Jésus.
La Parole de Dieu est contenue dans les Saintes Ecritures et dans la
Tradition, aussi nous lisons la Bible selon l’interprétation authentique faite
par l’Eglise Catholique. Et nous pouvons aussi nourrir notre prière de textes
de l’Eglise et des saints.
2) Comment la lire ?
L’Esprit
Saint étant l’Auteur de la Bible à travers les écrivains inspirés, il est
important de Le prier avant de lire un passage.
Nous pouvons lire les textes de la liturgie du jour, lire un Evangile en
continu : attention à ne pas passer tout notre temps de prière à lire mais
choisir un passage d’une page par exemple. Ou ouvrir notre Bible au
« hasard » et tomber sur le passage qui est sous nos yeux… Ce que
faisaient St Augustin, Ste Thérèse de Lisieux et, plus près de nous, Benoit
XVI.
Nous pouvons aussi lire en priant les Psaumes, ils nous aideront de façon
privilégiée à prier.
"Cherchez
en lisant, et vous trouverez en méditant ; frappez en priant, et il vous sera
ouvert par la contemplation" (cf. Guigue le Chartreux, scala
: PL
184,476C).
Dès
que notre cœur est « touché » par un passage de la Sainte Ecriture,
nous en parlons au Seigneur, nous pouvons rester en silence.
Il
est bon de noter sur un carnet les passages de la Bible qui nous ont marqué, et
de les reprendre dans la prière.
Prier
la Vierge Marie, les saints et les anges
1) Les
Saints et les Anges
Nous offrons un sacrifice à
Dieu seul : la messe… et nous n’adorons que Dieu.
Mais nous pouvons prier
(c’est-à-dire « parler » en pensée ou en parole) avec ceux qui sont
déjà au Paradis dans la communion avec Dieu. Nous le faisons car Jésus fait le
lien entre le Paradis et notre monde.
De même que nous demandons aux
chrétiens qui nous entourent de prier pour nous, nous demandons aussi, à ceux
qui sont maintenant dans l’Eternité, de prier Dieu pour nous. Et leur prière
est plus efficace maintenant qu’ils font pleinement la volonté de Dieu. Sainte
Thérèse de Lisieux disait : « Je passerai mon Ciel à faire du bien
sur la terre ». Nous les prions pour tous nos besoins matériels et spirituels,
sans spécialiser uniquement un saint pour tel type de demande, même si tel
saint peut intercéder plus particulièrement pour une cause précise (ne pas
prier tel saint uniquement pour une guérison des maux de tête par
exemple… Nous pouvons aussi le prier pour autre chose car il est une
personne et non un « truc »…).
« Les
témoins qui nous ont précédés dans le Royaume (cf. He 12,1), spécialement ceux que l'Eglise reconnaît comme
"saints" contemplent Dieu, ils le louent et ne cessent pas de prendre
soin de ceux qu'ils ont laissé sur la terre. En entrant "dans la
joie" de leur Maître, ils ont été "établis sur beaucoup" (cf. Mt
25,21). Leur intercession est leur plus haut service du Dessein de Dieu. Nous
pouvons et devons les prier d'intercéder pour nous et pour le monde entier. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2683)
Honorer les saints est
une façon très belle d’honorer Dieu qui est l’auteur de leur sainteté,
semblablement lorsque nous disons qu’une peinture est belle, alors nous
honorons le peintre.
Nous pouvons aussi prier
les saints anges, qui sont des créatures spirituelles au service de Dieu. Par
exemple Saint Gabriel.
2) La Vierge Marie : la Sainte Mère de Dieu
La Vierge Marie a une place toute spéciale dans l’histoire du Salut et
elle est la plus belle œuvre que Dieu a faite. Aussi elle prophétise en
Saint-Luc, au chapitre 1, que Dieu « s’est
penché sur son humble servante, tout les âges me diront bienheureuse ».
Déjà sur cette terre elle prie pour les besoins des hommes (cf. noces de Cana St Jean chapitre 2 et
Pentecôte Actes 2) et elle continue de le faire au Paradis.
Elle est pure de tout péché, elle est l’Immaculée Conception, et donc en
aucun cas elle n’a fait obstacle à l’union des hommes avec la Sainte Trinité.
Au « Ciel », elle continue de favoriser cette union par sa médiation
maternelle et elle est associée ainsi à la mission de Jésus, notre seul
médiateur. Sa médiation n’est pas ajoutée à celle de Jésus mais y est incluse.
« Depuis le
consentement apporté dans la foi à l'Annonciation et maintenu sans hésitation
sous la croix, la maternité de Marie s'étend désormais aux frères et aux sœurs
de son Fils "qui sont encore des pèlerins et qui sont en butte aux dangers
et aux misères" (LG 62). Jésus, l'unique Médiateur, est le Chemin
de notre prière ; Marie, sa Mère et notre Mère, lui est toute transparente. »
(Catéchisme de
l’Eglise Catholique n° 2674)
Nous pouvons prier le
chapelet et aussi nous consacrer à Dieu par les mains de Marie (voir les fiches correspondantes).
« Souvenez-vous
ô très miséricordieuse Vierge Marie,
qu’on a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux
qui ont eu recours à votre protection,
imploré votre assistance,
réclamé votre secours,
ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance,
ô Vierge des vierges, ô ma Mère,
je cours vers vous, je viens vers vous, et,
gémissant sous le poids de mes péchés,
je me tiens devant vous.
Mère du Verbe incarné,
ne méprisez pas mes prières,
mais écoutez-les avec bienveillance
et daignez les exaucer.
Ainsi soit-il. »
Saint Bernard
3)
Message de l’Ile-Bouchard
- Madame,
est-ce que vous êtes notre Maman du Ciel ?
- Oui, je suis votre Maman du Ciel.
A l’Ile-Bouchard, les quatre petites filles demandent beaucoup de choses
avec confiance à la Vierge Marie, notre Maman du Ciel :
Jacqueline et Nicole
lisent une demande de Monsieur le Curé:
- Madame, nous vous demandons de bénir Monseigneur
l'Archevêque, ses 25 années d'épiscopat, Monseigneur l'Evêque de Blois, les
deux paroisses, les écoles libres, la Mission du Carême, les prêtres du
Doyenné, et de donner des prêtres à la Touraine.
La Dame accueille par
une inclination souriante de la tête.
Elles l’honorent par le chant du « Je vous salue Marie » et en
baisant sa main :
- Chantez le "Je vous salue Marie", ce
cantique que j'aime bien.
- Baisez ma main.
L’Oraison
(ou la prière silencieuse)
L’oraison
est une prière silencieuse, elle est possible car Dieu connaît nos pensées et
nous pouvons nous unir à Lui. Elle est différente de la méditation qui est une
réflexion sur la foi, et elle la prolonge pour aller jusqu’à l’union avec Dieu.
La méditation met en œuvre
la pensée, l'imagination, l'émotion et le désir. Cette mobilisation est
nécessaire pour approfondir les convictions de foi, susciter la conversion du
cœur et fortifier la volonté de suivre le Christ. Cette forme de réflexion
priante est de grande valeur, mais la prière chrétienne doit tendre plus loin :
à la connaissance d'amour du Seigneur Jésus, à l'union avec Lui. C’est
l’oraison qui nous aide à le faire.
1) Qu'est-ce que l'oraison ?
Ste Thérèse répond :
"L'oraison n'est, à mon avis, qu'un commerce intime d'amitié où l'on
s'entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé" (vida 8).
Elle est regard
de foi, fixé sur Jésus. "Je l'avise et il m'avise", disait à son
saint curé le paysan d'Ars en prière devant le Tabernacle. Cette attention à
Lui est renoncement au "moi". Son regard purifie le cœur. La lumière
du regard de Jésus illumine les yeux de notre cœur ; elle nous apprend à tout
voir dans la lumière de sa vérité et de sa compassion pour tous les hommes.
Elle porte aussi son regard sur les mystères de la vie du Christ. Elle apprend
ainsi "la connaissance intérieure du Seigneur" pour l'aimer et le
suivre davantage (cf. Saint Ignace). (Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2715)
2) Exemple de déroulement
de l’oraison
1) Commencer :
Se recueillir, et prier
le Saint Esprit pour qu’il vienne à notre secours pour prier vraiment.
Faire un acte de
Foi : par exemple, le signe de Croix fait lentement, dire « Seigneur
je crois en Toi ».
Demander pardon pour nos
péchés.
2) Durer (voir la fiche : combien de temps prier)
Parfois, lire un passage
de la Bible et s’arrêter pour prier.
Dire aussi des phrases
toutes simples, être là avec le Seigneur, puis se laisser regarder par Lui, rester en silence en sa présence.
Grâces aux trois vertus théologales que nous avons reçues à notre baptême,
nous pouvons nous unir à Dieu :
a) Nous pouvons exercer
la vertu de Foi, en disant par exemple au Seigneur : « Mon Dieu,
Père, je crois en Toi », « Seigneur Jésus, Tu es mon Dieu et mon seul
Sauveur », « Seigneur Esprit-Saint, merci d’être en mon âme »….
b) Nous pouvons exercer
la vertu de charité, en disant par exemple :
« Je
vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier
soupir de ma vie. Je vous aime, ô mon Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux
mourir en vous aimant, que de vivre sans vous aimer. Je vous aime, Seigneur, et
la seule grâce que je vous demande, c'est de vous aimer éternellement... Mon
Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime, je veux que
mon cœur vous le répète autant de fois que je respire » (Saint Jean-Marie Baptiste Vianney,
prière).
c) Nous pouvons exercer
la vertu d’Espérance, en disant :
« Mon Dieu,
j'espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de
Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l'autre, parce
que vous l'avez promis et que vous tenez toujours vos promesses. Dans cette
foi, puis-je vivre et mourir. Amen. » (cf. Compendium du Catéchisme de l’Eglise
Catholique).
3) Conclure :
Nous confier totalement
à Dieu, comme la Vierge Marie l’a fait. Nous remettre à la volonté de Dieu, en
priant par exemple un « Notre Père, » puis un « Je Vous salue
Marie ».
3) Si on ne sent rien dans la prière (cf.
fiche sur les difficultés dans la prière)
Ce n’est pas grave,
l’important est d’être avec Dieu. Sinon, si nous préférons les
« sensations » à Dieu, cela serait aussi bizarre qu’une fiancée qui
préfère sa bague de fiançailles à son fiancé.
Ne pas se décourager et
juger notre prière.
« L'oraison est une
communion d'amour porteuse de Vie pour la multitude, dans la mesure où elle est
consentement à demeurer dans la nuit de la foi.
La Nuit pascale de la
Résurrection passe par celle de l'agonie et du tombeau. Ce sont ces trois temps
forts de l'Heure de Jésus que son Esprit (et non la "chair qui est
faible") fait vivre dans l'oraison. Il faut consentir à "veiller une
heure avec lui" (cf. Mt 26,40). » (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2719)
4) Fruits
L'oraison est aussi le
temps fort par excellence de la prière. Dans l'oraison, le Père nous
"arme de puissance par son Esprit pour que se fortifie en nous l'homme
intérieur, que le Christ habite en nos cœurs par la foi et que nous soyons enracinés,
fondés dans l'amour" (Ep 3,16-17). (cf. Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2714)
L'oraison est communion
: la Trinité Sainte y conforme l'homme, image de Dieu, "à sa
ressemblance".
5) Dans le message de l’Ile-Bouchard : les moments de
silence sont plus importants que les paroles, il y a entre la Sainte Vierge et
les quatre petites filles des échanges sans paroles, d’âme à âme.
Quand
prier et combien de temps ?
1) Prier est toujours possible
Le temps du chrétien est
celui du Christ ressuscité qui est "avec nous, tous les jours" (Mt
28,20), quelles que soient les tempêtes (cf. Lc 8,24). Notre temps
est dans la main de Dieu. (Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2743).
Il est possible, même au
marché ou dans une promenade solitaire, de faire une fréquente et fervente
prière. Assis dans votre boutique, soit en train d'acheter ou de vendre, ou
même de faire la cuisine.
2) Il est nécessaire de donner du temps qui n’est consacré
qu’à la prière
"Il faut se
souvenir de Dieu plus souvent qu'on ne respire" (Saint Grégoire de Naziance). Mais on ne peut pas
prier "en tout temps" si l'on ne prie pas à certains moments, en le
voulant : ce sont les temps forts de la prière chrétienne, en intensité et
en durée.
Ainsi on prie à ces
moments donnés à Dieu, sans faire autre chose : repassage, écouter de la
musique…
La Tradition de l'Eglise
propose aux fidèles des rythmes de prière destinés à nourrir la prière
continuelle. Certains sont quotidiens : la prière du matin et du soir, avant et
après les repas (Catéchisme de l’Eglise
Catholique n° 2697 et 2698).
Pour
notre temps de prière, il est bien de prendre l’habitude d’un même lieu
(chambre, église…) et d’un même moment de la journée (par exemple le matin). Et
d’éviter de choisir de prendre son temps de prière quand on est au lit, de peur
de s’endormir au lieu de prier.
Le dimanche, centré sur
la messe, est un jour privilégié pour la prière.
3) Combien de temps ?
Le choix de la durée de la prière relève d'une
décision.
On ne fait pas oraison
quand on a le temps : on prend le temps d'être pour le Seigneur, avec la ferme
détermination de ne pas le lui reprendre en cours de route, quelles que soient
les épreuves et la sécheresse de la rencontre.
On peut, par exemple, commencer
par une durée de 10 mn, l’important est d’être fidèle. On a toujours
possibilité de donner 10 mn à Dieu, car il y a 1440 fois 10 mn dans une
journée.
4) Un rendez-vous
Nous pouvons marquer notre
temps de prière dans notre agenda, le Seigneur nous y attend.
Dans le message de
l’Ile-Bouchard, Notre-Dame de la Prière éduque ses quatre confidentes à venir à
des moments précis et ainsi à être fidèles dans la prière :
« La Sainte Vierge reprend
:
- Revenez ce soir à 5 heures et demain à 1 heure. »
A un autre moment :
« Allez dire à Monsieur le Curé de venir ici à 2
heures, d'amener les enfants et la foule pour prier.
Madame,
viendrez-vous encore demain ?
- Oui, revenez tous les jours à 1 heure. »
- 21 - La prière d’exorcisme
A) Qu’est-ce que c’est ?
Quand l'Eglise demande
publiquement et avec autorité, au nom de Jésus-Christ, qu'une personne ou un
objet soit protégé contre l'emprise du Malin et soustrait à son empire, on
parle d'exorcisme. Jésus l'a
pratiqué (cf. Mc 1,25 s), c'est
de lui que l'Eglise tient le pouvoir et la charge d'exorciser (cf. Mc 3,15 6,7 6,13 16,17). Sous une
forme simple, l'exorcisme est pratiqué lors de la célébration du Baptême.
L'exorcisme solennel, appelé "grand exorcisme", ne peut être pratiqué
que par un prêtre et avec la permission de l'évêque. Il faut y procéder avec
prudence, en observant strictement les règles établies par l'Eglise.
L'exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l'emprise démoniaque et
cela par l'autorité spirituelle que Jésus a confié à son Eglise. Très différent
est le cas des maladies, surtout psychiques, dont le soin relève de la science
médicale. Il est important, donc, de s'assurer, avant de célébrer l'exorcisme,
qu'il s'agit d'une présence du Malin, et non pas d'une maladie. (Catéchisme de
l’Eglise Catholique n° 1673)
B) Ce que nous pouvons déjà faire nous-mêmes :
1)
Pour être protégé des démons, il est nécessaire d’être catholique
pratiquant : c'est-à-dire d’aller à la messe chaque dimanche, de se
confesser à un prêtre régulièrement, d’avoir une vie morale conforme à
l’Evangile et à l’Enseignement de l’Eglise.
Car
si nous voulons être protégés du démon, cela ne peut être que par une relation
profonde à Dieu, Dieu seul a le pouvoir de nous en protéger.
2)
La foi et l’humilité sont nécessaires pour être exaucé car ainsi nous ne disons
pas que des mots mais nous sommes en relation avec Dieu.
Toute
personne peut utiliser ces deux prières de l’Annexe II du rituel de
l’exorcisme :
Dieu, qui est à
l’origine de toute miséricorde et de toute bonté, toi qui as voulu que ton Fils
soit crucifié pour nous, afin de nous arracher au pouvoir de Satan, regarde
avec bonté ma misère et ma peine : puisque tu m’as fait renaître dans
l’eau du baptême, repousse les assauts du Mal et répands en moi la grâce de ta
bénédiction. Par le Christ, notre Seigneur. Amen.
Saint Michel archange,
défends-nous dans le combat ; sois notre secours contre la méchanceté et
les embûches du démon. Nous le demandons en suppliant : que Dieu lui
commande ; et toi, chef de l’armée du ciel, par la force de Dieu repousse
en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour
perdre les âmes. Amen.
3)
Nous pouvons demander aussi à un prêtre de bénir notre maison.
C) Prier la Vierge
Marie :
La
Vierge Marie est l’Immaculée Conception, c'est-à-dire qu’elle n’a jamais péché
et que les démons n’ont aucune emprise sur elle. L’exorciste de Rome, le père
Armoth, témoigne de l’importance de la prière du chapelet pour être protégé des
démons.
D) Comment trouver un
prêtre exorciste ?
Demander
à une abbaye catholique ou au curé de sa paroisse comment le contacter.
Attention
aux faux prêtres exorcistes (vérifier qu’ils sont bien catholiques auprès de
votre paroisse), avec eux c’est encore pire après leurs soi-disant
« prières », de plus ils recherchent l’argent.
E) lecture conseillée
Le
numéro spécial de la revue « Il est
Vivant » intitulé « occultisme,
danger » disponible dans l’église.
Tél pour en commander : 01.55.32.04.91.
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