Création de la paroisse Notre-Dame en Bouchardais le 1er janvier 2014

Pourquoi ? Comment ? Explications de son curé, le père Xavier Malle

Pour quelle raisons, tout d’abord, cette paroisse a-t-elle été créée ?

Il s’agit de l’unification canonique de deux anciennes paroisses : paroisse du Val de Vienne et paroisse de L’Ile-Bouchard. L’objectif est d’abord une simplification de notre fonctionnement, c’était devenu lourd par exemple de gérer deux comptabilités, alors que petit à petit, depuis des années, la pastorale a été unifiée. Il y avait déjà une seule EAP, un seul Conseil Economique, et dernièrement la même personne s’occupait des deux comptabilités, idem pour les registres. Donc simplifier, mais aussi contribuer à redynamiser l’activité de la paroisse, car le Val de Vienne, qui avait une vie fraternelle très forte, voyait ses forces diminuer rapidement.

Cela veut donc dire que, géographiquement, rien ne change… (En effet, mêmes communes…)

Oui, et même pastoralement dans l’immédiat, mais l’objectif est aussi un enrichissement mutuel des deux anciennes paroisses, différentes par leur histoire et leur savoir-faire. Ainsi nous souhaitons nous appuyer sur la tradition du Val de Vienne de travailler en binômes de villages, pour la liturgie et les sépultures, pour faire un peu la même chose sur l’ensemble de la nouvelle paroisse. Des groupes de 2 ou 3 villages formant une communauté locale pour la liturgie, l’accompagnement des familles en deuil, le service évangélique des malades, la communication, etc… Ces villages rayonnant autour du coeur de la paroisse, L’Ile-Bouchard, où chacun vient se ressourcer. Nous avons un projet fort de vie paroissiale dans les villages, avec la messe du mercredi matin suivi d’un temps de visites à domicile la même semaine où la messe est célébrée le dimanche. D’autres propositions de temps de prière dans les églises villageoises, en plus des Messes, sont en cours de discernement en EAP.

Le choix d’un nom, pour une nouvelle paroisse, est souvent difficile. Comment vous y-êtes vous pris pour le fixer ?

L’EAP a proposé et monseigneur a disposé.

Vous-même, vous êtes curé d’une autre paroisse (Richelieu). Pourrait-il y avoir un rapprochement, plus tard, de celle-ci avec ND en Bouchardais ?

De notre point de vue, ce n’est pas à l’ordre du jour, car la paroisse St Vincent de Paul de Richelieu a beaucoup de forces vives et est très dynamique. Nous sommes organisés de la façon suivante : un curé, un vicaire pour le Richelais, un vicaire pour le Bouchardais/Val de Vienne et un vicaire pour le pèlerinage. 

Un sanctuaire avec 80.000 à 100 000 pèlerins par an, d’un côté, et une paroisse avec 250 fidèles, d’un autre côté : n’est-ce pas difficile à concilier ? Oui, ce n’est pas facile, mais c’est la grâce du lieu : les évènements de décembre 1947 ont eu lieu dans une église paroissiale. Cela veut dire quelque chose pour les paroissiens comme pour les pèlerins. Et ma priorité est de favoriser cet enrichissement mutuel. Par exemple, les paroissiens profitent de propositions qu’ils n’auraient pas si nous étions seulement une paroisse, comme la journée mondiale des malades, la fête du 15 août en plein air, etc.. et inversement quelle richesse pour les jeunes familles qui participent à la Semaine Sainte d’être accueillis dans la liturgie paroissiale avec notre chorale paroissiale.

Enfin, vos projets, pour la paroisse : quels sont-ils ? Je vous ai déjà parlé des projets pastoraux, permettez-moi de parler de projets plus matériels. Plan sono pour équiper toutes nos églises, plan rénovation des sacristies par des contacts avec les municipalités, et un nouveau grand projet, après la réalisation de la chapelle Ste Jeanne Delanoue à l’Ile-Bouchard, pour l’adoration et les confessions, la rénovation et l’agrandissement du presbytère de L’Ile-Bouchard. En effet, il avait été conçu pour un curé avec sa gouvernante, et nous sommes 4 prêtres sans gouvernante ! Si vos lecteurs peuvent nous aider à financer le projet, je les en remercie.

 Interview pour le journal diocésain Eglise en Touraine de mars 2014