La Communauté de l’Emmanuel

La paroisse/sanctuaire de l’Ile-Bouchard et la paroisse Saint Vincent de Paul de Richelieu ont été confiée aux prêtres de la Communauté de l’Emmanuel. Des membres laïcs de la Communauté, membres de la paroisse, participent à l’animation pastorale.

Ce sont les circonstances, et donc la Providence qui ont conduit  l’Emmanuel, en raison de la grâce mariale qui y est attachée, a s’investir dans ce sanctuaire dont, à l’époque, personne ne parlait.

  1. La Communauté de l’Emmanuel
  2. L’Emmanuel en Touraine
  3. L’Emmanuel et L’Ile-Bouchard

 

Contact de la Communauté de l’Emmanuel :

http://www.emmanuel.info

Pour joindre la Communauté de l’Emmanuel en France :

Domus Emmanuel, 91 Boulevard Blanqui 75013 Paris +33 (0) 1 58 10 74 10.

 

 1- La Communauté de l’Emmanuel

Association de droit pontifical fondée en 1974 par Pierre Goursat, la Communauté de l’Emmanuel regroupe aujourd’hui plus de 8000 membres à travers le monde, dont plus de 200 prêtres et une centaine de séminaristes.

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Les 3 piliers de la vie et des activités des membres sont :

  • l’adoration eucharistique
  • la compassion
  • l’évangélisation

La vie communautaire s’appuie sur la maisonnée (petite fraternité de prière et de partage) et rassemble les différents états de vie (familles, prêtres, consacré(e)s, célibataires…) dans une dynamique de prière, de vie fraternelle et de disponibilité pour la mission.

Depuis 1998, les prêtres desservant la paroisse de L’Ile-Bouchard sont membres de la communauté de l’Emmanuel, et plusieurs autres membres habitent le bourg ou ses environs. Ce sont les circonstances, et donc la Providence qui ont conduit  l’Emmanuel, en raison de la grâce mariale qui y est attachée, à s’investir dans ce sanctuaire dont, à l’époque, personne ne parlait.

 2 – L’Emmanuel en Touraine

Week-end du Renouveau à Chézelles, 1978
A droite: père Michel Milaret

Premiers jalons

Le Renouveau charismatique a démarré très tôt en Touraine. Un prêtre du diocèse, le Père Michel Milaret, fonde dès 1973 le groupe de prière « Siloé ». Ce prêtre sera jusqu’en 2001 responsable diocésain du Renouveau.

Dès le début, les groupes de prières de Touraine se rassemblement tous les ans à l’occasion de la Pentecôte, dans le Foyer Montfortain de Chézelles. Chaque année, un intervenant est invité : en 1978, c’est un membre de l’Emmanuel, Francis Kohn, qui vient à Chézelles avec une équipe animer ce rassemblement.

Le groupe de prière de Tours

Ce sont des étudiants en médecine de Tours qui, les premiers, ont rencontré l’Emmanuel. Notamment Etienne G. qui, en 1982, se marie avec Marie-Pierre, membre de la communauté à Paris. Après deux ans de coopération, ils s’installent à Tours. Ils fondent avec d’autres jeunes couples un groupe de prière sur la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc.

Les « Jeunes pour Jésus »

A Pâques 1986, l’un des jeunes couples, les L., participe à un grand rassemblement de jeunes à Lourdes organisé par l’Emmanuel. Là, il est proposé à ceux qui le veulent un engagement très simple : « Jeunes pour Jésus[1] ». Pour se soutenir dans cet engagement, ils peuvent se réunir en petites fraternités. Au retour de Lourdes, les L. partagent ce qu’ils viennent de vivre aux jeunes de Tours. Tous sont enthousiastes : naît alors la première fraternité « Jeunes pour Jésus » de la région. Au Mans, les « Jeunes pour Jésus » ont démarré avec autant de ferveur et prennent comme une traînée de poudre. On comptera jusqu’à dix fraternités entre Tours et Le Mans ! Beaucoup de ces jeunes s’engageront ensuite dans la communauté de l’Emmanuel.

« Amour et Vérité » et Chézelles

Parallèlement, les couples de l’Emmanuel de Touraine projettent d’organiser un cycle « Amour et Vérité »[2]. Un cycle démarre l’hiver 1986-1987 chez les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul à La Chesnaie en Indre-et-Loire. Le troisième week-end du cycle est prévu en février. Or, ce jour-là le verglas empêche toute circulation… Le week-end est annulé, mais impossible de trouver une autre date, assez proche, où la maison soit disponible !

C’est alors qu’Etienne et Marie-Pierre pensent Foyer Montfortain de Chézelles. Marie-Pierre contacte le Père Cornet, responsable du Foyer. « Je vous attendais », répond le Père Cornet. Le samedi 14 et dimanche 15 février 1987, le 3ème week-end Amour et Vérité a lieu à Chézelles. Une vidéocassette est enregistrée : « Un week-end à Chézelles ». Plusieurs « fraternités Amour et Vérité » sont nées à la suite de ce cycle. Certains participants rejoindront la communauté de l’Emmanuel.

Naissance d’« Emmanuel Centre Loire »

Week-end communautaire à Chézelles, vers 1991
Au milieu : le père Cornet ; à droite en cravate : Etienne G.

L’accueil du Père Cornet pour le week-end « Amour et Vérité » a été décisif pour la communauté locale. Une semaine plus tard, les 21 et 22 février 1987, Chézelles reçoit le premier week-end communautaire[3]« Emmanuel Centre-Loire ». La nouvelle région regroupe les membres de six départements : Tours, Le Mans, Orléans, Châteauroux, Bourges et Mortagne. En 1989, la communauté « Centre-Loire » compte 55 adultes et 56 enfants.  Elle est féconde en activités apostoliques, comme par exemple de pèlerinage de jeunes qui aura lieu chaque année de 1990 à  1997, au moment de la Fête de St Martin en novembre.

Pèlerinage
Saint-Martin,
1991

 3 – L’Emmanuel et L’Ile-Bouchard

Premiers contacts

Les contacts de la communauté avec L’Ile-Bouchard sont déjà anciens, notamment grâce au Père Chessé, curé de Chiché (Deux-Sèvres), pèlerin de la première heure à L’Ile-Bouchard. Le Père Chessé a été dès l’été 1976 aux sessions de Paray-le-Monial organisées par l’Emmanuel ; il y a emmené des jeunes de sa paroisse.

Un autre contact important de la communauté avec L’Ile-Bouchard s’est fait par le Docteur Assailly, psychiatre renommé à Paris, qui connaît bien L’Ile-Bouchard. Prenant sa retraite à Bordeaux, il rencontre régulièrement Bernard Peyrous, prêtre de la communauté de l’Emmanuel dans ce diocèse.

C’est à ce moment-là que la maison de Marigny, à L’Ile-Bouchard, est proposée à la communauté. Après différentes tractations, la décision est prise d’accepter la maison, qui correspond à un souhait de la communauté : avoir en quelque sorte une « maison de famille » ouverte à tous les membres ayant besoin de vacances, de repos ou ressourcement spirituel.

Les premiers contacts entre l’Emmanuel et L’Ile-Bouchard pour la maison de Marigny

Les débuts de « Marigny »

Sylvaine Marly

Une consacrée de l’Emmanuel, Sylvaine Marly déménage à L’Ile-Bouchard en mai 1994, elle s’installe à Marigny et trouve un travail à mi-temps, à la maison de retraite de L’Ile-Bouchard. En même temps, elle commence à assurer l’accueil de membres de la communauté.

Michel-Bernard et Catherine V. jeunes parents de quatre enfants, s’installent en février 1995 dans une maison qui jouxte le parc de Marigny. Dès le départ, Sylvaine, puis la famille, s’insèrent dans la vie locale, à travers le travail de Sylvaine à la maison de retraite de L’Ile-Bouchard, l’école primaire où vont les enfants… Elisabeth B., une autre consacrée de l’Emmanuel, rejoint Sylvaine à L’Ile-Bouchard le 25 mars 1996.

Un bon contact est pris avec le curé (le Père Jarnier, Montfortain), et les membres de l’Emmanuel s’investissent sur la paroisse. Les relations sont également excellentes avec l’archevêque, Mgr Jean Honoré (qui accepte d’incardiner dans son diocèse deux séminaristes de l’Emmanuel : Xavier Bizard et Xavier Malle), puis avec ses successeurs.

Une paroisse confiée à l’Emmanuel

Premier « curé de l’Emmanuel »: Pierre Afonso

En juin 1998, Pierre Afonso, prêtre du diocèse de Tours qui a rejoint l’Emmanuel, est nommé responsable de la paroisse de L’Ile-Bouchard. Xavier Bizard, ordonné prêtre en juillet 1998 à Tours, rejoint Pierre en septembre 1999. Il est suivi deux après par Xavier Malle (ordonné prêtre en juillet 2000) qui, tout en habitant L’Ile-Bouchard, prend en charge la paroisse de Richelieu (canton voisin de L’Ile-Bouchard), confiée elle aussi à l’équipe des prêtres de l’Emmanuel. C’est ce dernier qui, en 2011, sera nommé à son tour curé de L’Ile-Bouchard.

« curé de l’Emmanuel » à partir de 2011 : Xavier Malle

Un nouveau sanctuaire marial

En mai 1999, Mgr André Vingt-Trois est nommé archevêque de Tours. Le 8 décembre 2001, il publie le décret reconnaissant officiellement le culte public à Notre-Dame de la Prière à L’Ile-Bouchard.

Le 14 avril 2001, Sylvaine Marly avait rejoint le Père, offrant sa vie pour le Sanctuaire.

Chézelles

Le week-end « Amour et Vérité » de février 1987 à Chézelles marque le début d’une longue collaboration entre le Père Cornet et la communauté de l’Emmanuel. Le Père Cornet prophétisera plusieurs fois : « C’est à l’Emmanuel que reviendra Chézelles. » En 2002, les Montfortains décident de vendre la maison. Le Conseil de la communauté de l’Emmanuel y voit une opportunité de répondre aux nouveaux besoins de la mission à L’Ile-Bouchard, qui ne se trouve qu’à 8 km de Chézelles, Le 6 décembre 2002, la communauté de l’Emmanuel acquiert la propriété de Chézelles, non sans péripéties… Pendant tout ce temps, la communauté s’étoffe à L’Ile-Bouchard et dans les environs.

Le cadre de Chézelles se prête particulièrement à l’accueil des familles. A partir de 2004 sont organisées l’été des « vacances spirituelles en famille », dont le succès grandit d’année et année. D’autres évènements pour les familles sont également en plein essor : la retraite familiale du mois d’avril, le Triduum pascal à L’Ile-Bouchard, la retraite des enfants à la Toussaint… C’est une occasion de voir se réaliser les paroles de la Vierge Marie à L’Ile-Bouchard en 1947 : « Je donnerai du bonheur dans les familles. »

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Conclusion

Il est clair que la Providence, passant particulièrement par la Vierge Marie, a beaucoup œuvré dans la communauté de l’Emmanuel en Touraine. Les atouts de cette communauté locale sont nombreux : L’Ile-Bouchard surtout, mais aussi les maisons de Marigny et de Chézelles, l’intercession de Sylvaine Marly… Ce sont des chances mais aussi des responsabilités pour l’Eglise et pour le monde.


[1] Dix minutes d’oraison par jour, la récitation quotidienne de trois « Je vous salue Marie » pour la conversion des jeunes du monde entier, la fidélité aux sacrements (messe dominicale et confession mensuelle) ainsi qu’un investissement dans des activités de compassion et d’évangélisation.

[2] Branche de la communauté de l’Emmanuel pour l’apostolat des couples et des familles, notamment à travers des cycles de trois week-ends à un mois de distance.

[3] Rencontres mensuelles de la communauté de l’Emmanuel.