23ème Pèlerinage des Familles -
Dimanche 13 Mai 2007
de
Chézelles à L’Ile-Bouchard
Messe dans
le parc de la Maison de CHEZELLES
présidée par le Père Marie-Olivier RABANY, Communauté St-Jean à St-Quentin-sur-Indrois-37
6ème Dimanche de Pâques (C) : Actes 15,1-2.22-29 ; Psaume 66(67); Apocalypse 21,10-14.22-23 ; Jean 14,23-29
Chers
amis, dans la première lecture, nous avons entendu un appel à marcher sur les
traces de la communauté chrétienne primitive, et plus spécialement un appel
à entrer dans l’obéissance aux Apôtres. Familles chrétiennes, soyez bien
attentives à demeurer dans l’obéissance à l’Eglise, dans l’obéissance
aux Apôtres. On y reviendra. C’est par l’obéissance qu’on entre et
qu’on demeure dans l’espérance. C’est par l’obéissance qu’on entre
dans l’espérance. Et puis, l’Evangile nous donne les promesses de Jésus :
« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ».
Ça c’est une promesse. Si nous aimons Jésus, nous resterons fidèles.
« L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, Lui vous enseignera
tout ». Encore une promesse que Jésus nous fait. Jésus nous fait
encore la promesse de nous donner la paix. C’est vraiment l’Evangile des
promesses de Jésus. A L’Ile-Bouchard, la Vierge Marie a également fait des
promesses : « Je donnerai du bonheur dans les familles, je
donnerai des prêtres à la Touraine ». Dans la lumière de Jésus,
Marie fait des promesses. Et à notre tour, nous pouvons faire des promesses et
nous devons faire des promesses. Nous en avons déjà fait : les promesses
de notre baptême, les promesses de la Profession de Foi, les promesses du
scoutisme, les promesses de pureté, comme certains mouvements de jeunes les
proposent justement, les promesses du mariage, les promesses de l’ordination
pour nous autres prêtres, les promesses de la profession religieuse et les
petites promesses de la vie de tous les jours. Ces promesses nous obligent,
entre guillemets, mais nous obligent à grandir. On est tenu par une promesse et
c’est bon ça, pour se fortifier ! Ces promesses nous obligent à être
fidèles, à aimer vraiment, non pas seulement en paroles, mais en actes et en vérité.
Ces promesses, elles sont là pour nourrir la confiance. Les promesses que Jésus
nous fait nourrissent notre confiance en Lui. Surtout quand nous voyons que Jésus
les tient. Et quand nous voyons que dans nos familles, nous tenons nos promesses :
notre conjoint, nos enfants nous font confiance, toujours un peu plus. Les
promesses tenues nourrissent la confiance. Grâce à elles, ces promesses
tenues, on n’a plus peur, on a moins peur. La peur, je ne sais pas si c’est
la maladie du siècle, mais Jésus ne veut pas que nous y restions, Jésus ne
veut pas l’angoisse, Il veut nous en libérer intérieurement, mais aussi dans
nos vies communautaires. Nos vies communes familiales et religieuses sont là
pour qu’on ait moins peur. C’est vrai que l’avenir est incertain, mais
quand on revient à la maison, et qu’on est attendu par une épouse fidèle,
par des enfants qui prennent la vie au sérieux, on retrouve la confiance. Ça,
ça tient !!! Et quand on entend Jésus, comme aujourd’hui, nous faire
des promesses et qu’on fait l’expérience dans la foi qu’Il les tient, on
donne sa confiance en Jésus. Et alors, on entre toujours un peu plus dans
l’espérance.
Chers amis, il y a deux manières d’entrer dans
l’espérance : l’obéissance et la confiance en la promesse. En elle, Jésus
nous donne la paix. Il l’a promis et Il la donne : « C’est la
paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ». Du
bonheur dans les familles ! Jésus a promis la paix à l’Eglise, Jésus
promet la paix à nos familles, pas la paix à la manière du monde, pas une
paix facile, mais une paix qui se conquiert, une paix qui demande notre
vigilance de tous les jours, mais une paix que Jésus veut donner, une paix que
nous voulons recevoir de Lui, en recevant encore aujourd’hui son Corps vivant !
La famille est appelée à devenir toujours plus un lieu de paix. Elle est
vraiment une petite cellule de l’Eglise et sa paix diffuse, rayonne autour
d’elle. Nous rendons grâce pour cette paix, fruit de l’ordre, l’ordre
auquel le papa est particulièrement attentif. C’est à vous les papas de
veiller à ce que vos familles aient un ordre, un ordre d’amour, mais un
ordre. Cette paix, elle est le fruit de l’ordre, cette paix elle est aussi le
fruit de l’amour des mamans. Vous êtes spécialement gardiennes de la ferveur
de l’amour dans vos familles, oui ! Et une fois que cette paix est là,
dans nos familles, qu’est-ce que nous en faisons ? On se replie sur elle,
on se trouve meilleur que les autres ? Non ! Attention de ne pas nous
replier sur la paix ! Elle est une nouvelle chance donnée pour de nouveaux
progrès. Que faisons-nous en France de notre liberté ? Que faisons-nous
dans nos familles de la paix ? Est-ce que nous l’utilisons pour
progresser encore ? Le bonheur, la paix dans nos familles doivent nous
permettre de grandir encore plus, car c’est bien la sainteté que nous voulons
offrir à Jésus que nous aimons. Dans la paix et dans la sérénité, dans le
bonheur, les familles peuvent transmettre la foi. Je vous cite Benoît XVI,
notre Pape bien-aimé que nous portons dans son voyage en Amérique du Sud :
« La famille chrétienne, dit-il, transmet la foi lorsque les
parents enseignent à leurs enfants à prier - Parents, est-ce que vous
apprenez à vos enfants à prier ? - La famille chrétienne transmet la
foi lorsque les parents enseignent à leurs enfants à prier et qu’ils prient
avec eux. - Parents, est-ce que vous priez encore ? - Lorsqu’ils
les font s’approcher des sacrements et qu’ils les introduisent dans la vie
de l’Eglise. - Est-ce que, parents, vous transmettez à vos enfants votre
amour de l’Eglise, votre obéissance à l’Eglise ? Ou est-ce qu’il
traîne encore dans votre esprit un petit air de critique ? - La famille
chrétienne transmet encore la foi lorsque tous ses membres se réunissent,
je cite toujours Benoît XVI, pour lire la Bible, plaçant la vie familiale
à la lumière de la foi et louant Dieu comme Père ».
Et je voudrais pour terminer revenir sur l’Evangile.
« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole, mon Père
l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ».
Jamais parole plus grande n’a été prononcée sur la prière, sur
l’oraison. Sans doute que le summum de votre prière familiale, chers parents,
chers enfants, c’est le temps de silence sacré sur lequel débouche votre prière
familiale. L’oraison ensemble ! Faites oraison ensemble, et ce n’est
pas si difficile que ça ! Appuyez-vous sur les promesses de Jésus,
appuyez-vous sur l’expérience de l’Eglise. Apprenez de vos prêtres, de vos
religieux, des consacrés, les voies de l’oraison, c’est-à-dire les voies
de la prière aimante, les voies d’une foi aimante et c’est là un paradis
sur terre. « Je donnerai du bonheur dans les familles ».
Marie veut donner à nos familles d’expérimenter le bonheur de l’oraison
ensemble. Nous allons marcher, nous allons toute cette journée nous ressourcer,
reprendre de l’élan et tout d’abord, reprendre de l’élan pour
l’oraison ensemble, pour la prière ensemble, pour la foi ensemble, pour aimer
Jésus ensemble. On ne peut pas lui faire de cadeau plus grand que de lui donner
qu’il puisse nous regarder, nous voir, unis, proches les uns des autres, en
silence, dans un silence d’amour, devant Lui et Lui dire que nous l’aimons.
Amen.
www.ilebouchard.com/homelies/ho_2007-05-13.htm